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Plan de filière « pommes de terre » : fécule, bio et export lointain

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Les deux interprofessions de la pomme de terre, le CNIPT pour le frais et le GIPT pour la pomme de terre transformée, ont rédigé un plan de filière commun pour la pomme de terre. Parmi les axes principaux figurent trois objectifs : accroître les débouchés de la fécule, du bio et de l’export lointain. Il s'agit d'abord d'augmenter la production de fécule de 30 à 40 %, pour des utilisations alimentaires principalement, parce qu’elles sont en croissance et mieux valorisées que les utilisations en papeterie, secteur à gros volume mais à faibles marges, et déclinant. La pomme de terre de fécule absorbe 1,1 à 1,2 million de tonnes de pommes de terre par an.

Le plan prévoit par ailleurs de devenir auto-suffisant en bio, ce qui est loin d’être le cas aujourd'hui, grâce à des variétés plus résistantes aux maladies. Il prévoit aussi de davantage exporter dans des pays plus lointains, notamment vers l’Afrique, où les besoins alimentaires sont en croissance, dans le sillage de l’explosion démographique et de l’émergence de classes moyennes, pour des produits de contre-saison en complément des productions locales, souvent à mettre sur pied. Le plan de filière prévoit aussi de trouver un regain de production pour la pomme de terre primeure, par une meilleure maîtrise de la production.

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Le plan de filière comporte d’autres points de développement, centrés sur le fonctionnement de la filière : parvenir à un référentiel de critères objectifs de qualité dans la filière lors des transactions, à commencer par la réception des pommes de terre à la sortie de l’exploitation. Mettre davantage en avant la communication nutritionnelle de la pomme de terre. Encadrer davantage les promotions. Étudier la contribution de toutes les familles professionnelles au financement du CNIPT. Pour l’instant le maillon aval de la filière n’y contribue pas.

Le plan prévoit de devenir auto-suffisant en bio, ce qui est loin d’être le cas actuellement