La Coordination rurale estime que « le gouvernement fait un pas de côté » à propos du plan loup, dans un communiqué le 10 novembre, à la suite d’une réunion à Lyon. La CR note « des améliorations », mais elle est « sidérée » que la réunion ait été maintenue alors que « tout est à refaire ». Pour sa part, la CR demande que la gestion du loup se fasse sur le même principe que dans d’autres États membres qui ont refusé de ratifier la convention de Berne et la directive Habitat dans leur intégralité. Ainsi, dit le syndicat, la protection des loups y est « moins absolue » et permet « une plus grande latitude pour prendre des mesures de contrôles des populations. » Par ailleurs, la CR demande que « les territoires accordés au loup soient exempts d’activité humaine et pastorale. » De son côté, la Confédération paysanne a réagi en dénonçant le « manque d’ambition » du document finalisé par les ministères. « Il ne prend toujours pas en compte la détresse des éleveurs et bergers », souligne le syndicat qui rappelle que le projet de Plan loup doit encore évoluer d’ici la fin de l’année. Le syndicat note que l’une de ses propositions, « l’anticipation des moyens de protection sur les fronts de colonisation » a été transcrite dans le plan. « Reste à déterminer le périmètre d’anticipation et les moyens financiers pour la considérer comme une avancée », nuance-t-il. Par ailleurs, plusieurs autres points inquiètent le syndicat. Par exemple, « la notion de plafond de prélèvement de loups est encore au centre du dispositif malgré l’échec des plans précédents » ou encore « l’intervention par tir sur 10 % de la population de loups (13,6 % de 2014 à 2016) revient à une gestion de l’espèce que nous refusons. »
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