La filière kiwi espère obtenir un « plan de relance arboricole » dans le cadre du plan de souveraineté fruits et légumes actuellement de construction avec le ministère de l’Agriculture, a indiqué le président de l’AOP Kiwi de France François Laffite à Agra Presse, le 25 janvier. « J’ai plaidé pour qu’on ait un accompagnement renforcé sur l’arboriculture – et j’intègre le kiwi dedans – car l’arboriculture est un capteur net de carbone. Il faut que le ministère [de l’Agriculture] tienne compte de cette réalité environnementale pour renforcer, ou bonifier le soutien qui pourrait être fait au monde des fruits et légumes », a estimé M. Lafitte.
L’AOP Kiwis de France demande une aide à la rénovation des vergers « de minimum 50 % de l’investissement global, jusqu’à 70 % », a précisé son président. Le dispositif actuel géré par FranceAgriMer prévoit un taux d’aide de 20 %, avec complément éventuel des collectivités territoriales et du Feader, selon la page dédiée de FranceAgriMer.
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L’AOP s’est donné l’objectif de renouveler « 1 000 ha de vergers » afin de « pérenniser » la filière. « Aujourd’hui le renouvellement ne se fait pas car le coût est trop lourd pour un agriculteur : il faut compter minimum 60 000 à 70 000 euros par ha, sachant qu’il n’y aura pas de production normale pendant cinq ans, a expliqué François Lafitte. On fait l’emprunt à la banque, et on se retrouve pendant 10 ans quasiment sans résultat bénéficiaire et surtout sans trésorerie positive, c’est beaucoup trop long ».
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D’après lui, le verger français de 3 800 ha actuellement est « vieillissant et en train de disparaître ». « En 20 ans, on a perdu à peu près 15 % du potentiel qu’on avait précédemment », a-t-il ajouté.
Le verger français est « viellissant et en train de disparaître »
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