Encore une « année sans » en ce qui concerne le pois protéagineux. Les rendements se révèlent très décevants, autour de 35 à 40 q/ha, soit un tiers de moins que les années habituelles. En Champagne, le fief du pois, on parle même de 30 à 35 q/ha. Les coups de chaleur de juin ont provoqué un arrêt brutal de la floraison, ce qui a limité le rendement. Et, comme toutes les cultures de printemps, le pois a souffert du manque d’eau. Plus au sud, dans les régions où le pois est irrigué, il n’a pas donné de meilleurs résultats. « Nous avons toujours des problèmes d’irrigation, nous n’avons jamais réussi à dompter cette culture », se désole Philippe Ballenger, responsable terrain de Synthéane, en Charente-Maritime. « Je ne vois plus quels arguments donner à un agriculteur pour l’inciter à produire du pois », reconnaît un technicien. D’autant que les pois d’hiver n’ont pas pris le relais. Au moment de la mise en place de la réforme de la Pac, l’avenir est sombre pour le pois protéagineux.
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