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Politique commerciale de l’UE : des finalisations et des questions

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Pour les six prochains mois, les derniers avant les élections européennes de juin, la Belgique a pris la tête du Conseil de l’UE. Au niveau des négociations commerciales, des procédures de ratification devraient se finaliser tandis que des questions se posent pour l’avenir de certains pourparlers en cours.

L’Espagne a officiellement passé le relais à la Belgique qui, depuis le 1er janvier, a pris la présidence du Conseil de l’UE pour le premier semestre de 2024, la dernière avant la prochaine législature. Sans prendre de risque dans son programme de travail, la Belgique souhaite soutenir les négociations visant à « renforcer les relations avec les partenaires transatlantiques, la région indo-pacifique, l’Afrique et l’Amérique latine ».

Lire aussi : UE/Kenya : signature d’un accord de partenariat économique

Ainsi, au cours de son mandat, plusieurs procédures de ratification en cours devraient se finaliser. En premier lieu, les accords commerciaux avec le Chili et le Kenya, qui ont été signés en décembre (respectivement le 13 et le 18), et qui seront soumis aux eurodéputés pour approbation. Les deux sujets sont à l’ordre du jour de la réunion de la commission du Commerce international du Parlement européen du 24 janvier. Le vote en séance plénière est pour l’heure prévu pour la seconde session de février (potentiellement le 26). Autre réussite de la mandature actuelle, la conclusion de l’accord UE-Nouvelle-Zélande dont la procédure de ratification a été totalement finalisée du côté européen lors de la réunion du Conseil Affaires étrangères du 27 novembre. Wellington doit à présent faire de même et l’accord pourrait ainsi entrer en vigueur dès le premier semestre 2024.

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Des négociations en attente

D’autres négociations commerciales sont en cours mais des questions se posent quant à leurs chances d’être finalisées d’ici juin. Celles d’un accord avec l’Australie semblent infimes. Après l’échec d’Osaka (Japon) à la fin octobre en raison de demandes agricoles australiennes de dernière minute, le flou demeure quant à la suite des pourparlers. Si la Commission européenne se dit prête à poursuivre les échanges, les échéances politiques à venir des deux côtés paraissent restreindre considérablement la fenêtre de tir jusqu’en 2025. Concernant l’Inde, malgré la récente offensive diplomatique du commissaire Wojciechowski, les négociations semblent avancer à un rythme plus lent qu’initialement envisagé. Dans son dernier rapport, Bruxelles constate d’ailleurs que « d’une manière générale, un engagement significatif reste nécessaire sur les principales questions de fond pour lesquelles les positions respectives des parties divergent ». Un nouveau cycle doit se dérouler à New Dehli du 19 au 23 février. Enfin, l’année 2023 s’est conclue par le fiasco de la finalisation des négociations entre l’UE et le Mercosur, autre dossier clé pour la Commission européenne (avec l’Australie), faute d’engagement suffisant du côté argentin. L’arrivée au pouvoir à Buenos Aires d’un nouveau dirigeant, l’ultralibéral Javier Milei, dont les positions sur le sujet sont encore incertaines, pourrait rebattre les cartes pour le début de l’année 2024.