Que de temps on pourrait gagner à affirmer une politique claire en l’appliquant de manière ferme, sans allers-retours. Le cas de la politique énergétique concernant les agriculteurs est flagrant. Voilà les pouvoirs publics qui ont d’abord encouragé, par des prix de rachat, l’investissement agricole dans l’énergie photovoltaïque. Et puis, les tarifs changent, évoluent à la baisse. De surcroît, pour éviter une bulle de demandes artificielles, l’État sanctionne tout le monde, réduit drastiquement les prix, même pour ceux qui s’étaient sincèrement engagés dans cette production. Les agriculteurs partent en croisade, s’efforcent de démontrer que leurs projets sont sérieux et non motivés par l’effet d’aubaine. Le gouvernement, alors, partiellement, leur donne raison.
Déjà, on avait vu, dans le domaine voisin des biocarburants, les gouvernements s’illustrer par des valses-hésitations. Avantage fiscal un jour ; supprimé un autre jour ; montée au créneau des organisations agricoles ; rétablissement au moins partiel de l’encouragement fiscal.
Tous ces allers-retours ne facilitent pas la planification d’investissements, qu’il s’agisse des exploitants individuels ou des grandes entreprises industrielles. Les entreprises ont, en définitive, peut-être moins besoin d’avantages relatifs que d’une stabilité de leur environnement, d’une visibilité sur le contexte dans lequel elles agissent.
Si l’État décide d’encourager une activité, il devrait s’engager à maintenir sa politique plutôt qu’à la modifier au gré d’une sensibilité écologique assez variable dans l’opinion publique. Faire une politique durable, en somme.

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