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Politiques alimentaires : l’OCDE appelle les gouvernements à une approche plus globale

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Pour répondre efficacement aux défis auxquels doivent faire face les systèmes alimentaires, l’OCDE recommande aux gouvernements, dans un rapport, la mise en place d’une approche holistique qui permettrait d’instaurer une meilleure coordination entre décideurs dans différents secteurs dont l’agriculture.

Alors que les systèmes alimentaires sont confrontés aujourd’hui à un triple défi de la sécurité alimentaire et de la nutrition, des moyens de subsistance et de la durabilité environnementale, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prône dans son nouveau rapport intitulé « Élaborer de meilleures politiques pour les systèmes alimentaires » publié le 27 janvier, une meilleure coordination entre les responsables de l’action gouvernementale dans un ensemble de secteurs dont l’agriculture, la pêche, l’environnement et la santé publique.

Dans le cadre de cette nouvelle approche, l’institution explique qu’il sera crucial que les décideurs envisagent les objectifs relatifs aux systèmes alimentaires de façon globale, et qu’ils redoublent aussi d’efforts afin d’éviter des mesures incohérentes. À cette fin, il s’agirait pour les responsables de la politique agricole d’accorder une plus grande attention aux possibles effets de cette politique sur la situation nutritionnelle et environnementale. En effet, une hausse de la demande de certains produits alimentaires peut être à la fois profitable aux producteurs dans les pays pauvres mais préjudiciable à l’environnement. Et l’évolution des prix alimentaires peut être bénéfique pour les producteurs, mais dommageable pour les consommateurs modestes, indique le rapport.

Des politiques pluridimensionnelles

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D’autre part, le document souligne qu’au lieu de traiter comme par le passé les problèmes environnementaux liés à l’agriculture par des mesures agroenvironnementales, il serait aujourd’hui préférable de privilégier l’utilisation d’autres instruments qui viseraient à modifier les comportements des consommateurs et des entreprises. Une approche basée sur les systèmes alimentaires permettrait d’accueillir un tel changement.

Au regard de cette complexité, l’OCDE recommande « la mise en place de politiques pluridimensionnelles et adaptées, issues de processus solides, inclusifs et fondés sur des données factuelles ». Sur ce point, l’institution souligne la nécessité de réformer les politiques de soutien à l’agriculture et à la pêche qui créent les plus fortes distorsions et ont des effets négatifs sur l’environnement. Par ailleurs, le rapport montre que, pour concevoir de meilleures politiques à l’égard des systèmes alimentaires, « il est nécessaire de surmonter des désaccords factuels, mais aussi des divergences d’intérêts et de valeurs entre les intéressés ». Et il ajoute que « pour ce faire, il faudra un leadership politique, ainsi qu’une coopération et une communication avec les parties prenantes et les différentes communautés politiques aux niveaux local, national et international ».