Dans un contexte de tension sur l’approvisionnement en plants et d’augmentation du prix de ces derniers, les surfaces en pommes de terre biologiques sont estimées stables à légèrement baissières en 2024, précise le CNIPT dans une note. Les emblavements se sont étalés sur une longue période de mars à mai, en fonction des régions, à cause des conditions météorologiques perturbées. La récolte devrait se caractériser par des rendements faibles à moyens, et des volumes récoltés plutôt limités. « Ceci s’explique par des conditions humides, avec pour conséquences la prolifération du mildiou, des récoltes tardives et compliquées (dégâts de limaces avant récolte voire au stockage, beaucoup de terre et un travail de séchage/triage en perspective », est-il expliqué « Il parfois est difficile pour les opérateurs d’éliminer toute la terre adhérente ayant séché sur les tubercules, notamment pour les pommes de terre non lavées. La quantité considérable de terre ramenée avec les tubercules lors du stockage complique davantage cette tâche ».
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La demande est au rendez-vous (en particulier dans les circuits spécialisés). Mais cette forte présence de terre représente un défi pour l’ensemble des acteurs de la filière pour proposer un produit répondant aux exigences qualitatives, le non-lavé représentant 91 % des lots commercialisés. Par ailleurs, 20 % des lots sont proposés en vrac, contre 80 % en format préemballé. « Les volumes disponibles ne devraient pas être pléthoriques cette année, et la campagne, si la demande se maintient, pourrait être plus courte que d’habitude », conclut le CNIPT. La production origine France est ultra-majoritaire dans l’offre de pomme de terre biologique en France (99,6 % sur la campagne 2023/2024).