Le belge Agristo a racheté le site sucrier de Tereos à Escaudœuvres dans le Nord, pour y construire une usine de frites. La même semaine, Tereos confirmait la fermeture de son usine de transformation de pomme de terre en fécule à Haussimont. Là aussi, un repreneur est recherché pour une autre activité.
L’entreprise agroalimentaire belge Agristo a acheté le 28 août au groupe sucrier son site nordiste d’Escaudœuvres, pour y ouvrir en 2027 une usine de transformation de pommes de terre avec quelque 350 emplois à la clé, a indiqué le ministère chargé de l’Industrie. Agristo prévoit un investissement de 350 millions d’euros pour entamer la production au second semestre 2027 dans une usine construite à neuf, un projet prévoyant la création « à terme d’environ 350 emplois directs », selon le ministère. Fondée en 1986, Agristo emploie quelque 1 200 salariés en Belgique et aux Pays-Bas et réalise, selon le ministère, un chiffre d’affaires de quelque 900 M€. Le projet ne prévoit la reprise d’aucun des salariés de la sucrerie fermée par Tereos. Le PSE conclu en juin prévoit qu’un reclassement interne leur soit proposé en septembre.
Dans un communiqué, l’UNPT (producteurs) se réjouit de cette annonce mais « demande à ces nouveaux industriels de s’engager, dès à présent, dans une réflexion étroite avec la production. » Objectif : « Garantir, sur le temps long, les dynamiques de développement agricole de la filière pomme de terre ».
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Fermeture à Haussimont
Le lendemain, Tereos a en revanche annoncé la fermeture de son usine de transformation de pomme de terre en fécule à Haussimont (Marne), « faute d’acquéreur ». Le groupe coopératif avait indiqué en juin qu’il envisageait la fermeture de ce site, qui emploie 62 personnes, dans une circulaire adressée à ses coopérateurs planteurs. Ce sera le troisième site de Tereos concerné par une fermeture en quelques mois, après Escaudœuvres (Nord), et la distillerie de Morains (Marne). « Nous avons pris le temps et délivré les moyens nécessaires pour trouver une solution qui permettrait de maintenir l’activité de la féculerie. Aujourd’hui, au regard de l’évolution de cette piste, il est de notre responsabilité de réfléchir à d’autres solutions pour le site d’Haussimont », indique Christophe Lescroart, directeur des activités agricoles et industrielles Europe de Tereos, cité dans le communiqué. « Nous allons travailler et co-construire un projet de transition avec les équipes d’Haussimont (62 collaborateurs) ; chercher un repreneur pour relancer une autre activité industrielle est une voie qu’il nous faut aujourd’hui explorer », poursuit-il. Tereos précise que le projet de fermeture n’a pas d’impact sur la campagne 2023-2024 de pommes de terre de fécule qui sera lancée le 20 septembre. La France ne compte aujourd’hui que deux féculeries, celle d’Haussimont et celle de Vecquemont (Somme, groupe Roquette).