La filière de la pomme de terre s’inquiète du désengagement progressif de l’État dans le financement de la recherche sur cette culture, au moment où les contraintes liées à l’interdiction de molécules phytosanitaires nécessitent plus de moyens. Cette préoccupation a été exposée lors de la première assemblée générale regroupant l’interprofession du frais (CNIPT) et celle de la pomme de terre transformée (GIPT), le 1er décembre. « Quels seront les produits de traitement que nous pourrons utiliser demain ? Nous avons plus que jamais besoin d’une politique de recherche-développement (R&D) performante », a lancé Pascal Foy, président du GIPT, le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre. Il s’adressait ainsi à Sébastien Couderc, le conseiller du cabinet du ministre de l’Agriculture pour les productions végétales.
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C’est un des grands sujets de préoccupation des professionnels. En effet, a expliqué Pascal Foy, les actions financées par FranceAgriMer ne proviennent déjà plus de fonds publics, mais de fonds professionnels, via le Casdar (financé par les agriculteurs). Les besoins de R&D sont accrus, ne serait-ce que du fait des argumentaires demandés par les pouvoirs publics sur les molécules chimiques, leurs effets et leur interdiction potentielle. Dans son discours de clôture, Sébastien Couderc a insisté sur l’importance pour les interprofessions d’être représentatives, afin de lever des fonds pour mener des actions. Par ailleurs, la profession souhaite des partenariats, entre elle et le ministère, d’échanges d’informations sur les surfaces de pommes de terre, le nombre de producteurs, la taille des exploitations, la consommation, etc..