Dans un communiqué du 18 février, le CNIPT (interprofession des pommes de terre fraîche) a fait part de son inquiétude quant à une intense campagne relayée sur les réseaux sociaux « faisant la promotion de pommes de terre de consommation (de catégorie 1, NDLR) vendues à 0,78 € les 5 kg, soit 0,16 € le kilo ». L’organisation signale que « dans les conditions actuelles du marché, les pommes de terre de catégorie 1 ne peuvent pas être proposées à ces prix-là ». Le service communication assure que l’interprofession s’est rendue dans les magasins concernés afin d’analyser les lots et de justifier ou non ses craintes. L’une des visites a même été entreprise avec un huissier de justice. Le constat du CNIPT a été sans appel. Dans l’ensemble des magasins, les produits contrôlés « étaient non commercialisables au regard de l’arrêté du 3 mars 1997, qui fixe les critères de qualité applicables aux pommes de terre destinées aux consommateurs en France », alerte-t-il. Quant au magasin visité en présence de l’huissier, l’organisation assure que le directeur du magasin en question a retiré les pommes de terre du rayon, afin d’éviter les sanctions de la DGCCRF. « Le fournisseur – un producteur-vendeur – a été informé de la non-conformité des lots livrés et la DGCCRF a été saisie, constat d’huissier à l’appui », ajoute le CNIPT.
Il s’agit d’une nouvelle turbulence dans un marché de la pomme de terre déjà très échaudé : prix en berne, pratiques commerciales abusives de la part de certains industriels etc. Le CNIPT tient d’ailleurs à rappeler que ce genre de pratique peut « déclencher une guerre des prix entre enseignes, d’autant que les conditions d’achat et les exigences de qualité diffèrent ». Il prévient enfin que « l’interprofession reste pleinement mobilisée et poursuivra ses contrôles avec la plus grande vigilance afin de garantir le respect de la réglementation ».
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Le CNIPT poursuivra les contrôles.
KC