Dans un communiqué du 8 septembre, le NEPG (représentant européen des producteurs de pomme de terre) estime une production européenne 2025 record, à environ 27,3 Mt sur la zone Belgique, France, Allemagne, et Pays Bas, en hausse de 2,65 Mt par rapport à 2024. Face à la baisse des prix, le syndicat craint toutefois un recul significatif de la sole sur la zone en 2026, après des années de hausse. « La question est de déterminer l’ampleur de la baisse des superficies, et le défi réside dans ce qu’en pensent les transformateurs », pointe le NEPG. Le marché s’avère actuellement très déséquilibré, avec une offre dépassant largement la demande, engendrant une chute des prix sur le marché libre. Entre 2023 et 2024, le secteur avait constaté une progression de 37 000 ha, puis de 40 000 ha entre 2024 et 2025. Aujourd’hui, 608 000 ha sont cultivés au sein des quatre pays. L’organisation européenne indique que des « dizaines de milliers de tonnes », faute de débouchés traditionnels, ont dû être redirigées vers la méthanisation, le compostage ou la nutrition animale. Ensuite, elle ne s’attend pas à ce que les coûts de production diminuent en 2026.
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Le syndicat recommande par conséquent le dialogue « tout au long de la chaîne d’approvisionnement », et de « produire de manière durable », en protégeant « les ressources ». Il ajoute que « le secteur doit clarifier et partager ses perspectives de développement s’il veut éviter une rupture d’approvisionnement ». Cette annonce intervient dans un contexte tendu en France entre producteurs et industriels. L’UNPT (producteurs français) a dénoncé le comportement de certains transformateurs, qui revenaient unilatéralement sur leurs engagements contractuels. Ces derniers ont répondu qu’il n’y avait pas de recul de la contractualisation.