Quatre organisations européennes des secteurs de la betterave et de la pomme de terre (Cibe, EUPPA, Europatat et VHPZ) tirent la sonnette d’alarme sur la propagation « à un rythme toujours plus rapide » des maladies vectorielles qui menacent ces cultures. Les bactéries pathogènes Candidatus Phytoplasma solani et Candidatus Arsenophonus phytopathogenicus, responsables notamment du syndrome des basses richesses, « peuvent entraîner des pertes massives de rendement et de qualité ». Elles sont transmises par la cicadelle Pentastiridius leporinus et facilitée par le changement climatique, « les contraintes contreproductives (comme l’exigence d’une couverture végétale minimale, qui permet aux cicadelles de survivre à l’hiver) et aggravée par la perte de plusieurs outils efficaces de protection des cultures ces dernières années ».
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Les quatre organisations exhortent donc la Commission européenne à prendre des mesures à commencer par un soutien d’urgence financé par l’UE et les États membres concernés pour les agriculteurs touchés par les pertes de rendement liées aux cicadelles. Elles souhaitent également une augmentation des investissements dans la recherche, notamment au titre d’Horizon Europe afin de mieux comprendre la biologie et l’épidémiologie de la cicadelle et de développer des moyens efficaces de lutte. Autre revendication : que l’UE n’impose plus « d’interdictions ni de restrictions sur les substances actives des produits phytosanitaires existants tant que des alternatives viables n’auront pas été développées ». Des demandes déjà portées depuis plusieurs mois par des eurodéputés. Surtout préviennent les organisations professionnelles que le problème s’aggrave « car d’autres espèces de cicadelles, comme Hyalesthes obsoletus, servent également de vecteurs à divers agents pathogènes, ce qui complique de plus en plus la protection des cultures ».