Abonné

Pommes de terre : la féculerie d’Haussimont lance un appel aux surfaces

- - 2 min

La féculerie d’Haussimont (Marne), du groupe coopératif Tereos, lance un appel aux surfaces de pommes de terre féculières, pour les plantations du printemps prochain, afin de tendre vers la pleine capacité de transformation de l’usine, ont indiqué ses dirigeants courant octobre. Suivant un plan d’investissement lancé en 2014, l’usine marnaise est passée d’une capacité de 270 000 tonnes en 2014 à 500 000 tonnes en 2017 de pommes de terre de fécule, a rappelé son directeur, Marc Freyermouth. « Nous voulons approcher de la saturation de l’outil », a ajouté Benoît Lhote, président de la commission « pommes de terre » de Tereos. L’appel aux surfaces plantées en pommes de terre de fécule n’a pas été quantifié, mais pour l’instant, 9 600 ha sont nécessaires pour produire 460 000 tonnes bon an mal an.

L'augmentation de la capacité de l'outil s’est opérée, d’une part, grâce à l’allongement de la durée de la campagne de transformation : de 130 jours à 200 jours. Et, d’autre part, grâce à un plan incitant les producteurs à stocker la pomme de terre chez eux. L’accompagnement des producteurs s’effectue par des primes versées par la coopérative, et par des achats groupés de matériel de ventilation des bâtiments, équipement essentiel pour assurer la conservation des pommes de terre. Désormais, sur les 580 coopérateurs, 30 % stockent chez eux, représentant un volume de stockage de 150 000 tonnes.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La féculerie est confiante dans l’expansion des débouchés. Le principal marché de la fécule (80 %) est son utilisation en alimentation humaine. La fécule est une variété d’amidon qui sert d’épaississant de soupes, de sauces et de desserts, du fait de sa viscosité. « La demande dans ce domaine restera forte car elle accompagne la recherche d’aliments sans gluten », a précisé Marc Freyermouth. Quant au débouché papetier, il est conforté par la hausse de la demande en matière première pour fabriquer des sacs en papier, en remplacement des sacs en plastique. Enfin, la féculerie d’Haussimont extrait 2 à 2,5 % de protéines de la pomme de terre, soit 5 000 tonnes par an, pour utilisation en alimentation animale.

L’usine est passée d’une capacité de 270 000 tonnes en 2014 à 500 000 tonnes en 2017