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Pommes de terre : les producteurs de plants veulent que l’agroécologie paie

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Dans un contexte de réduction des solutions phytosanitaires et de changement climatique, la Fédération nationale des producteurs de plants de pomme de terre (FN3PT) a plaidé, en assemblée générale le 4 décembre, pour que la filière passe à la phase supérieure pour la transition agroécologique du secteur. « Nous disposions d’une réponse binaire avec les produits phytos, explique Bernard Quéré, directeur général, contacté par Agra. Désormais, nous devons raisonner encore plus en termes de systèmes de production et de rotation ». Pour ce faire, la recherche collective, spécialement sur la génétique, doit continuer d’être poussée, à l’instar des projets comme SYMPhony (Bretagne Plants innovation), Optim’YST (Comité Nord-Unéal) ou QuiSomlPom (inov3PT, Inrae). Mais ces efforts devront se refléter dans les contrats, plaide la fédération : « Les baisses potentielles de rendement et de qualité devront être prises en compte ».

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Le basculement vers l’agroécologie (rotations longues, moins de pesticides) est compliqué dans le cadre des échanges ou de locations de terre fréquents chez les producteurs de plants. Les rotations agroécologiques plus longues entraînent une baisse mécanique des surfaces de pomme de terre si les producteurs ne peuvent pas trouver de nouvelles terres chez des voisins – et ils y sont d’autant moins enclins que les salissures de parcelles peuvent être problématiques dans le cadre d’un échange. « En 2023, les surfaces ont reculé de 10 %, mais les volumes certifiés ont augmenté en 2024, précise Bernard Quéré. Cela s’explique par des calibres plus gros certifiés pour la campagne 23/24. Nous restons prudents sur la possible augmentation des surfaces : si la demande de gros calibres subsiste, la progression des hectares sera modérée. » Les tonnages français ont en effet progressé de 5,43 % sur la période : plus que l’Ecosse (+ 3,62 %), mais moins que l’Allemagne (+ 8,96 %), ou la Belgique (+ 26,89 %).

Les tonnages français ont progressé de 5,43 % sur la période