La proposition du secrétaire général des JA Quentin Le Guillous faite à Emmanuel Macron le 22 février d’intégrer l’arboriculture et notamment la filière pommes et poires aux dispositifs d’encadrement des relations commerciales d’Egalim a fait bondir Pierre Venteau, directeur de l’ANPP (Association nationale pommes poires). « Cela démontre a minima une méconnaissance du dossier », réagit-il auprès d’Agra Presse, plus qu’étonné de cette sortie au niveau national sans consultation préalable des filières concernées. Pour lui, pas question d’appliquer la contractualisation obligatoire aux pommes et poires, « inadaptée » aux particularités de ces filières ainsi qu’à « la météo-sensibilité de la production et de la consommation ». « La moitié du volume destiné à la transformation est déjà contractualisée. Mais une contractualisation obligatoire, cela n’a aucun intérêt. » Hors de question également d’être soumis au SRP + 10 (relèvement du seuil de revente à perte de dix points). « On a été concerné, puis on en est sorti en 2023, à notre demande car nous étions perdants. » Même désaccord et étonnement du côté de Françoise Roch, présidente de la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA). Pour elle, le syndicat JA « laisse penser qu’Egalim, c’est bien pour tout le monde. Or à trop généraliser, on exclut, car nous n’avons pas ‘’une’’ mais ‘’des’’ agricultures en France ».
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