Face à la hausse des coûts de production liée à la flambée du cours des céréales, les filières volaille et porc présentent des similitudes : regroupement des élevages pour gagner en compétitivité, crainte des nouvelles normes environnementales, cahier des charges trop strict…
Si volaille et porc se concurrencent sur les marchés, les deux filières se retrouvent face aux mêmes conclusions quant à la nécessité de gagner en compétitivité. L’envolée du prix des céréales et les problèmes de trésorerie, particulièrement importants pour les éleveurs de porc, ont certainement joué un rôle dans cette remise en question. Pour Jean-Marc Grelier, président de la société Grelier, la flambée du cours des céréales représente une sortie de trésorerie « intenable » pour les accouveurs (environ 55 000 euros/mois). Cette flambée des cours se répercute inévitablement sur les prix d’achat des poussins. Le prix du dindonneau (1€) augmente de 0,5€ et celui du poussin de chair de 0,15€ pour un prix de 30c. Pour les éleveurs de volaille, la hausse du prix de l’aliment, liée à celle des matières premières, représente 22 à 24% de coût de production supplémentaire sur le vif, sans avoir intégré dans ce pourcentage la hausse sur les prix des poussins. En porc, il manque environ 20c au prix-production (1€25) pour atteindre le niveau des coûts de production (1€50), selon Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine.
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