Invitée par la commission de l’Agriculture du Parlement européen, le 5 mai, pour dresser un état des lieux de la situation au sujet des droits antidumping chinois sur les importations porcines en provenance de l’UE, la Commission européenne a été critiquée par des eurodéputés de tous bords politiques. Ces derniers lui reprochent, notamment, son manque d’action en faveur du secteur porcin européen pour face aux conséquences de ces mesures tarifaires qualifiées d’injustes et destinées à couvrir la surproduction chinoise. Depuis le 17 décembre et pour une période de cinq ans, Pékin impose en effet des droits antidumping définitifs sur les importations porcines en provenance du Vieux continent, allant de 4,9 à 19,8 % en fonction des entreprises.
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D’une manière générale, les eurodéputés s’inquiètent pour certains segments comme les abats dont la Chine représente un marché d’exportation important. Au niveau des actions envisagées, une large partie des membres de la Comagri s’est interrogée sur la possibilité de mener une action devant l’organe de règlement des différends de l’OMC en dépit des difficultés actuelles de l’organisation. De son côté, l’Italien Stefano Bonaccini (S & D) propose de rouvrir un canal de discussion avec Pékin pour négocier une solution diplomatique tout en envisageant, comme d’autres, l’utilisation les instruments de défense commerciale. Il plaide également pour le renforcement de la politique de promotion afin de trouver des débouchés.
En réponse, la Commission européenne s’est défendue de toute inaction. Elle assure surveiller la situation et être en contact permanent avec l’industrie mais les procédures antidumping à l’OMC sont différentes des autres litiges et peuvent prendre du temps. En parallèle, Bruxelles souhaite également diversifier ses marchés d’exportation, notamment en Asie du Sud-Est. « Nous sommes en train de négocier, vous le savez, des accords avec la Thaïlande et les Philippines. Ce sont des marchés prometteurs », a déclaré Elizabetta Siracusa de la DG Agriculture.