Abonné

En direct de Bruxelles Poulet: addition salée

- - 2 min

Après avoir réussi à déjouer pendant plusieurs années les subterfuges du Brésil et de la Thaïlande pour accroître leurs exportations de volailles en recourant à des techniques de salage inutiles tant pour la conservation que sur le plan sanitaire, l’Union européenne est à présent contrainte d’appliquer un droit de douane réduit sur ces produits. Ce camouflet infligé par l’OMC est d’autant plus regrettable que le secteur de la volaille, miné par la crise de la grippe aviaire, n’est pas au mieux de sa forme en Europe. Tentant de reprendre la main, l’Union a décidé d’entamer des négociations en vue d’instaurer des quotas à l’importation au-delà desquels un droit de douane dissuasif serait appliqué. Le plus délicat pour les deux parties sera de se mettre d’accord sur la période de référence à prendre en compte. En tout cas, après le récent rapport de l’Office alimentaire et vétérinaire européen sur l’état déplorable des contrôles sanitaires au Brésil, l’Union dispose d’arguments solides pour amener les Brésiliens à rechercher un compromis. La sécurité alimentaire pourrait aussi être mise en avant par l’Union dans le cas de la Thaïlande, où la grippe aviaire demeure toujours une menace latente. En attendant, les premiers bateaux chargés de poulets salés brésiliens seraient sur le point de décharger leurs cargaisons dans les ports européens. Reste à espérer que des contrôles sévères seront appliqués pour s’assurer que les morceaux de poulets contiennent les taux de sel exigés pour bénéficier de droits réduits et que, surtout, les normes sanitaires sont effectivement respectées.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

influenza aviaire
Suivi
Suivre