Le 17 mai, L214 a diffusé trois vidéos parodiant les publicités des marques Le Gaulois, Maître Coq et Marie (groupe LDC), afin de pousser le leader français de la volaille à s’engager dans l’European Chicken Commitment (ECC). Associées à une pétition sur internet, ces vidéos « montrent l’envers du décor », précise l’association abolitionniste dans un communiqué le 18 mai : « Poulets […] enfermés par dizaines de milliers et entassés à plus de 20 par m2, sans accès à l’extérieur, sans lumière naturelle, et sans aucun moyen d’exprimer leurs besoins comportementaux. »
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Initié par une trentaine d’ONG européennes, l’ECC prévoit plusieurs critères pour améliorer le bien-être animal : densité réduite, races à croissance moins rapide, lumière naturelle et abandon de l’accrochage des poulets encore conscients à l’abattoir. Sous la pression, de nombreux acteurs de la distribution, de la restauration et de l’agroalimentaire ont annoncé s’y rallier. Mais LDC – n°1 français de la volaille (40 % de parts de marché, 300 millions d’animaux transformés) – « refuse de prendre l’engagement » de l’appliquer « pour toute sa production et toutes ses marques d’ici 2026 », d’après le communiqué de L214. L’ONG qualifie de « démarche au rabais » le cahier des charges Nature d’éleveurs de LDC. D’après l’association, ce mode de production " standard amélioré " « ignore trois mesures primordiales » concernant les races de poulets, la méthode d’abattage, ainsi que la réduction de la densité, jugée « largement insuffisante » (baisse de « 10 % par rapport aux densités très élevées tolérées en France »).