Lors d’une conférence de presse le 22 septembre, la Confédération paysanne a annoncé que sa rentrée se ferait sur le volet « installation, foncier et attractivité du métier ». Pour cela, une première action de mobilisation nationale est prévue le 25 septembre à Montpellier « pour faire écho à la lutte locale ». L’objet du courroux : « Un projet d’artificialisation de 19 ha porté par la famille Mulliez prévoyant un centre ludique et commercial autour d’un Decathlon. »
« Nous voulons proposer un projet alternatif d’occupation agricole avec notamment un paysan-boulanger, du maraîchage livrant la métropole, etc. pour répondre aux enjeux de relocalisation », explique Nicolas Girod, le porte-parole du syndicat. Cette action se fera de concert avec le collectif Plus jamais ça, composé notamment d’Attac, de la CGT et de Greenpeace.
La Conf’ a profité de l’occasion de sa conférence de rentrée pour rappeler l’insuffisance des fonds alloués à l’agriculture et à l’alimentation dans le plan de relance du gouvernement. « Nous saluons certains mots employés qui peuvent être intéressants, mais il y a un manque d’ambition financière et un manque de politique publique globale de rupture », déplore Nicolas Girod. « Il faudrait multiplier le budget par dix pour porter une vraie transition sur le long terme », assure-t-il.
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Par ailleurs, concernant le référendum d’initiative partagée « pour les animaux » (RIP « animaux »), la Confédération paysanne assure qu’elle ne le signera pas. Si le syndicat s’inscrit dans la « mouvance » de l’arrêt de l’élevage en cage et de la promotion du plein air, il estime que le RIP « animaux » est une « marche vers la fin des éleveurs ». « Ça, forcément, nous ne pouvons pas l’accepter », rassure le porte-parole.
« Nous voulons proposer un projet alternatif d’occupation agricole »