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PPAM et vigne : un essai pour associer les deux filières dans une même parcelle

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Lors de la première journée du Sival, le mardi 16 mars, la chercheuse Anne Sigwalt (ESA d’Angers) a présenté les résultats d’un projet mené dans les Pays de la Loire, visant à cultiver des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) dans les interangs de vigne. Financé par le PEI Santé du végétal (projet interfilières porté par les chambres d’agriculture de la région) et InterLoire (interprofession régionale viticole), cette expérimentation avait pour but de favoriser les auxiliaires des cultures et de couvrir le rang pour les viticulteurs, tout en débloquant du foncier supplémentaire pour les producteurs de PPAM. L’objectif du projet était d’établir la faisabilité de l’association des deux filières dans une même parcelle via des groupes opérationnels réunissant les deux professions, ainsi que des essais chez des viticulteurs volontaires.

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Le principal enseignement concerne la définition des rôles de chacun et le rapport de force entre les professionnels. De la part des producteurs de PPAM, Anne Sigwalt évoque « une crainte que les viticulteurs reprennent la culture des PPAM à leur compte » suite aux transferts de compétences. À ce titre, l’une des conclusions du projet préconise de bien « vérifier l’équilibre des enjeux entre les deux professions ». Sur l’aspect pratique des synergies techniques, les participants se sont focalisés sur les parcelles de vigne bio qui permettent de limiter l’impact des produits phytosanitaires sur les PPAM. Ils ont également sélectionné six plantes qui pourraient convenir aux inter-rangs de vignes : l’hélichryse, la matricaire, le millepertuis, le thym, la camomille romaine et le pavot de Californie. Plusieurs questions restent en suspens, notamment la méthode de déclaration des aides Pac sur une parcelle utilisée par deux producteurs, ou encore l’utilisation de produits de protection des cultures qui soient homologués à des doses similaires sur vigne et PPAM.

« Une crainte que les viticulteurs reprennent la culture des PPAM à leur compte »