Le Sénat a adopté en commission des Affaires économiques au Sénat, le 9 février, une nouvelle version de l’article 3 qui vise à définir les modalités applicables en cas de non-accord au 1er mars entre un industriel et un distributeur. L’expérimentation pendant trois ans d’une période de médiation d’un mois en cas de non-accord est maintenue. Le texte des sénateurs instaure une rétroactivité du tarif au 1er mars, afin d’éviter de décaler la date de clôture des négociations au 1er avril. Les commandes passées par le distributeur pendant la période de médiation seront soumises au tarif fixé dans un accord de « préavis ». L’objet principal des modifications apportées par les sénateurs est de « cadrer juridiquement les éléments sur lesquels doit se fonder la négociation du préavis », et notamment les conditions économiques du marché et le respect de la non-négociabilité du coût de la matière première agricole, expliquait la rapporteure Anne-Catherine Loisier dans l’exposé de son amendement. Le texte tel que rédigé par l’Assemblée faisait « courir à la fois un risque d’approvisionnement pour tous les distributeurs, et un risque de déréférencement brutal et soudain pour les PME », mettait-elle en avant.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.