Dans un communiqué du 18 juillet, des représentants des agriculteurs du Massif central (Sidam-Copamac, chambres et syndicalisme majoritaire) se félicitent des « souplesses indispensables » apportées par les dérogations sur les prairies sensibles, annoncées par le ministère de l’Agriculture dans le cadre de l’application de la PAC (BCAE 9). Cependant, ils soulignent que « toutes les souplesses demandées pour les exploitations herbagères n’ont pas été accordées, et les avancées sont plus timides que prévu ». Le Sidam-Copamac demandait notamment que « le seuil de 50 % soit retenu à la place de 75 % » de prairies permanentes sur la totalité de la surface agricole utile pour entrer dans les critères, explique Patrick Bénézit, président de Copamac. Les arbitrages présentés par le ministère « ouvrent quand même des possibilités, ça va soulager des exploitations », nuance-t-il. Selon le communiqué, la flexibilité offerte par les dérogations permettra aux exploitants de « réimplanter une prairie temporaire productive » ou de « réintroduire des rotations au sein du parcellaire ». Les agriculteurs du Massif central sont « fortement touchés » par la réglementation « très stricte » des prairies sensibles, déclare le Sidam-Copamac. Néanmoins, « la problématique est présente partout », souligne Patrick Bénézit, par ailleurs président de la FNB (éleveur de bovins viande, FNSEA).
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Dans le cadre de la BCAE 9, deux dérogations sont proposées par la France à la Commission européenne afin d’appliquer les simplifications adoptées par l’Europe au printemps. La mesure en question concerne les exploitations majoritairement herbagères (75 % de prairies permanentes et 25 % ou 10 hectares de prairies sensibles). Ces dernières seraient autorisées à convertir 25 % des prairies sensibles, à raison de 40 hectares maximum, dans un objectif de « diversification des couverts ».