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Développement rural Premier échange de vues ministériel sur l’après-2013

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Voulu par la Suède qui présidait là son dernier Conseil agricole de l’UE, un premier échange de vues ministériel, le 16 décembre à Bruxelles, sur la politique de développement rural après 2013 a été l’occasion pour de nombreux Etats membres d’insister pour que ce « deuxième pilier » reste partie intégrante de la future Pac. Mais l’une des principales difficultés sera, comme il se doit, le partage des crédits entre les Etats membres

Le débat de Vingt-sept a permis à plusieurs d’entre eux de souligner aussi l’importance de maintenir, parallèlement, un « premier pilier » fort (aides directes et soutien des marchés). Alors que, pour quelques uns, Royaume-Uni en tête, l’objectif doit être de transférer un maximum de crédits du premier pilier vers le deuxième.
Ce débat a aussi été l’occasion de rappeler que la modulation des aides directes ne sera plus d’actualité après 2013, puisque le partage des fonds entre le soutien des revenus et des marchés et le développement rural sera fixé sur la base d’orientations politiques renouvelées.

Pas nécessaire de « réinventer la roue »
Dans son intervention devant les ministres, Mariann Fischer Boel a jugé que, pour la future politique de développement rural, il ne sera pas nécessaire de « réinventer la roue » car le dispositif actuel produit déjà de bons résultats.
Proposant le slogan de la « croissance verte », c’est-à-dire « produire plus avec moins », la commissaire à l’agriculture a suggéré trois grands objectifs : promouvoir un secteur agricole et forestier compétitif, protéger les ressources naturelles et l’environnement, y compris la problématique du changement climatique, et soutenir le développement rural dans un sens plus large (emploi et conditions de vie). Pour cela, les « axes » qui structurent la politique actuelle ne seront plus nécessaires, selon Mme Fischer Boel. A la place, celle-ci propose de décomposer les trois objectifs en « cibles plus précises » qui, à leur tour, se retrouveraient dans des « priorités stratégiques plus resserrées » que les Etats membres seraient tenus de respecter. Mais il faudra aussi trouver une clef de répartition entre les Etats membres des crédits pour le développement rural, et « ce ne sera pas facile », a averti la commissaire à l’agriculture devant les journalistes.

(1) Voir n° 3224 du 02/11/09 et n° 3228 du 30/11/09

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