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Premiers droits d’obtenteurs en pommes de terre de semis attribués 

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Le sélectionneur néerlandais Béjo a annoncé le 18 avril avoir obtenu les premiers droits d’obtenteurs pour une variété hybride de pomme de terre semis, « Oliver F1 ». Jusque là les emblavements en pomme de terre sont réalisés par la mise en terre de plants (tubercules) et non pas de graines. La reproduction par semis n’est pas nouvelle, mais elle ne garantissait pas encore les critères essentiels d’une semence, qui sont d’être distincte (des autres), homogène et stable (DHS). Les progrès de l’hybridation permettent maintenant d’atteindre la DHS par ce mode de reproduction et non plus seulement par la plantation du tubercule, a expliqué Béjo.

Pour autant, Béjo n’envisage pas de substituer la graine au plant en Europe. L’entreprise familiale compte plutôt « boucher les trous », c’est-à-dire répandre la culture de la pomme de terre dans des pays qui n’ont pas de routes ni de bâtiments de stockage comme des pays africains, asiatiques et d’Amérique centrale. « Avec 80 grammes de graines, on a l’équivalent de 2 500 à 3 000 kilos de tubercule », a précisé Béjo.

Dans les années à venir, « Bejo se concentrera sur des marchés sélectionnés dans ces régions » du monde. « Oliver F1 » est une pomme de terre de consommation « peu farineuse, arborant une belle peau lisse et offrant un goût très agréable », vante le sélectionneur. Après cette première variété issue du programme de sélection de True potato seed (TPS - vraie semence de pomme de terre) de Bejo, « d'autres variétés sont actuellement en cours de développement ». 

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