Manuel Valls (PS), candidat à la primaire de la gauche, a présenté le 3 janvier son projet présidentiel qui entend « valoriser l’agro-écologie » dans les secteurs de l’agriculture et de la forêt. Soutenant que l’agriculture a « un rôle essentiel à jouer dans la transition de notre pays vers une économie plus durable, plus respectueuse du consommateur », l’ex-locataire de Matignon affirme : « La mise en avant de l’agro-écologie est donc un élément fondamental d’une reprise en main écologique de l’agriculture par les agriculteurs comme par les citoyens contre les grands intérêts des multinationales de la chimie », d’après son programme d’une cinquantaine de pages. Manuel Valls s’engage à accentuer les efforts entrepris depuis cinq ans pour la filière bois : « Le secteur de la forêt doit être mieux valorisé dans la transition énergétique ». Soucieux de « répondre à l’urgence climatique », le candidat promet que les soutiens publics à l’économie seront prioritairement tournés vers les technologies bas carbone, la nouvelle économie verte, l’économie circulaire. Il souhaite réunir dans un même ministère l’Ecologie, l’Industrie et l’Energie.
Également candidat à la primaire de la gauche, Vincent Peillon (PS) a présenté son programme le même jour. L’agriculture figure parmi ses « deux priorités » pour « préparer l’avenir », avec l’éducation. Le chapitre agricole s’intitule : « Je veux réussir la transition énergétique et proposer un nouveau modèle de développement ». V. Peillon veut lutter contre « le dumping agricole par la reconnaissance d’une exception agricole dans le commerce mondial, en réintroduisant des outils de régulation du marché dans la Pac et en renforçant la position des agriculteurs face à la grande distribution ». En matière de pratiques agricoles, il se situe dans la continuité du gouvernement actuel : 20 % de bio dans les restaurants des collectivités publiques en 2022, « consolider » la lutte contre le gaspillage alimentaire, favoriser l’approvisionnement local, refuser la culture des OGM sur le sol français, « durcir » la régulation sur les perturbateurs endocriniens, remplacer « progressivement » les pesticides par « des techniques naturelles de rotation des cultures et de restauration des zones de floraison sauvage », et « poursuivre » les efforts en matière de méthanisation et stockage de carbone dans les sols.
Les grandes lignes des projets de Montebourg et Hamon
Voici les principales propositions de Benoît Hamon (PS) :
- Stop aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens
- Création d’agences régionales du développement des nouveaux modes de production et de consommation
- Négociations au niveau européen, pour que 400 M d’euros de la Pac soient consacrés à l’agroécologie
- Priorité de l’attribution du foncier agricole aux projets bio ou agroécologiques
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- Objectif donné à l’autonomie alimentaire via le développement de cultures maraîchères aux abords des villes
- Lancement d’un plan contre la maltraitance animale
- Un programme d’investissements de 5 Mrd d’euros pour développer le bio et l’agroécologie
Voici les principales propositions d’Arnaud Montebourg (PS) :
- Aider les agriculteurs à compléter leurs revenus en produisant de l’énergie
- Investir dans la bio et les circuits courts
- Construire des emplois agricoles dans les villes via l’agro-écologie ou la permaculture