Dans ses vœux pour la nouvelle année, le 7 janvier au soir, Bernard Farges, président de la Confédération des appellations viticoles (Cnaoc), a indiqué que son organisation sera mobilisée en priorité contre le durcissement des mesures anti-vin. « Ce type de sujets nous fait perdre du temps et nous empêche d'avancer sur d'autres dossiers », a-t-il développé.
Priorité de la Cnaoc pour son programme 2015, combattre les projets de durcissement des mesures anti-vin. « Parfois nous avons l'impression de patiner », a commenté Bernard Farges dans ses vœux adressés à un petit cercle de membres de la Cnaoc, de VinIGP et de l'administration (FranceAgriMer, ministère de l'Agriculture, Douanes, DGCCRF).
Ces mesures sont déjà présentes à travers une jurisprudence qui interdit de plus en plus les références au vin dans les articles de presse. La Cnaoc craint de les voir inscrites dans la future loi Santé. « Ces projets nous font perdre du temps et nous empêchent d'avancer sur d'autres dossiers », comme le « .vin » et la mise en place d'un système assurantiel pour la viticulture, a précisé Bernard Farges. Mais la Cnaoc « a les structures et les troupes » prêtes à se mobiliser, a-t-il déclaré.
Un important dossier environnemental attend la viticulture
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Les autres dossiers du programme 2015 sont d'une part la mise en place du régime d'autorisations de plantations de vignes, qui devra être prêt cette année pour s'appliquer dès le 1er janvier 2016. D'autre part, un autre sujet important est le dossier des pesticides. La viticulture, tout comme les autres productions végétales, devra faire de gros progrès dans l'utilisation des phytosanitaires et dans le faire-savoir de ses avancées, a précisé Bernard Farges.
Enfin un dossier que la Cnaoc compte faire progresser est celui du volume complémentaire individuel (VCI). Ce système permet aux producteurs de produire au-delà du volume annuel dans la limite d'un rendement butoir. Le surplus de volume est mis en réserve afin de pallier une baisse éventuelle de volume l'année suivante. Ce système « doit être accessible à de nouvelles régions », a souhaité Bernard Farges.