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Meunerie française Production en hausse,ventes en baisse

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La production de farine par la meunerie française est stable en 2005 par rapport à 2004, mais les exportations poursuivent leur recul. L’augmentation de l’utilisation de farine sur le marché intérieur permet d’atténuer ce phénomène, sans pour autant combler le chiffre d’affaires.

Selon l’ANMF, Association nationale de la meunerie française, la production de farine française en 2005 reste stable à 4,33 millions de tonnes, contre 4,35 millions de tonnes en 2004. Alors que le marché intérieur est en progression de 2,4 % pour atteindre 3,94 millions de tonnes en 2005 (contre 3,85 millions de tonnes en 2004), le marché export enregistre une nouvelle baisse (- 6,5 %) pour atteindre 608 457 tonnes en 2005 contre 651 635 tonnes en 2004. Les exportations de farine continuent inexorablement de reculer depuis 1993. Elles s’élevaient alors à près de 2 millions de tonnes. Les pays qui se fournissaient en farine ont investi dans des moulins et achètent désormais le blé sur le marché mondial. « Confrontée à la chute des exportations, la meunerie a recentré son activité sur le marché intérieur», a précisé Michel Deloingce, président de l’ANMF. La stabilisation de la production ne reflète pas l’économie meunière, insiste-t-il. Le chiffre d’affaires 2005 de la meunerie qui s’élève à 1,38 milliard d’euros est en recul de 6 % par rapport à 2004, en raison principalement de la diminution du chiffre d’affaires à l’export et d’une hausse du prix du blé de 8 % en un an.

Très bonne qualité des blés français

Au cours de la campagne de commercialisation 2005-2006, la meunerie française a utilisé 5,59 millions de tonnes de blé, soit 15,2 % du blé commercialisé en France (15,7 % en 2004-2005). Les importations sont minimes : seulement 2,9 % des blés mis en œuvre. L’ANMF se félicite de la qualité des blés français, puisque la part des variétés de blés recommandées par la meunerie (VRM) a atteint en 2005 la moitié de l’assolement « positionnant les blés français à un niveau de qualité très élevé », souligne l’ANMF, et la part des blés panifiables meunerie française (BPMF) représente 80 % des emblavements.

La panification, débouché principal de la farine, représente 67 % des parts de marché, soit une augmentation de 2,5 % par rapport à 2004. Acteur majeur de ce secteur, la boulangerie artisanale représente 67,5 % des parts du marché de la panification, suivi par la boulangerie industrielle (21,4 %) et les ateliers de boulangerie en grandes surfaces (9,3 %).

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La meunerie française compte 488 unités de production. L’association nationale de la meunerie française représente 330 adhérents.

Vous pouvez télécharger la fiche statistique 2005 de la meunerie française sur le site www. agrapresse. fr