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Traiteur Produire mieux, manger mieux : Labeyrie se met au diapason

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Pour répondre aux nouvelles attentes sociétales et en prévision des conséquences de la loi Alimentation, Labeyrie, Delpierre, Blini et l’Atelier Blini adaptent leurs gammes. Saumon sans antibiotiques, ingrédients biologiques, simplification des recettes font partie des axes de développement.

Les produits fins se mettent, eux aussi, au vert. Tel est le constat qui ressort des lancements que préparent actuellement Labeyrie et ses marques. La première étape de cette stratégie consiste à mettre sur le marché français une gamme de saumon fumé originaire de Norvège et d’Ecosse sans antibiotiques sous la marque Delpierre, en s’inspirant de ce qui se fait pour le poulet ou le porc. « Cette offre, qui est une première en France, répond aux attentes des clients pour des produits dont on peut certifier qu’ils ont été élaborés à partir de saumons élevés sans antibiotiques », souligne Jacques Trottier, DG de la business unit (BU) Premium & Trendy Foods de Labeyrie Fine Foods (LFF). Cette BU représente 30% des ventes de LFF qui étaient de 1,047 milliard d’euros au 30 juin 2018. Cette innovation est le point de départ d’une relance initiée par LFF pour la marque Delpierre. « Elle bénéficie désormais d’un nouveau positionnement et d’une nouvelle signature : le poissonnier responsable ». Dans le même souci de responsabilité environnementale, Delpierre propose une référence biologique et un saumon sauvage labellisé MSC. 

Le « manger mieux » concerne aussi la marque Labeyrie qui lance un saumon fumé d’Ecosse avec un taux de sel réduit (-25%). Quant à la marque d’apéritif frais l’Atelier Blini, elle va étendre ses références biologiques dans les olives, les blinis et les tartinables. Et se fixe pour objectif à terme de supprimer les conservateurs sur l’ensemble de ses produits. LFF a testé la pasteurisation par haute pression, mais ses essais ne sont pas concluants d’un point de vue organoleptique. Du moins pour l’instant.

Anticiper la fin des promotions excessives

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En verdissant ses gammes, le groupe de marques de produits fins veut anticiper les conséquences de la loi Alimentation et les limites désormais posées en termes de promotion. « On ne vendait plus des prix, mais des taux de promotion », explique Jacques Trottier au sujet des pratiques en vigueur ces dernières années pour le foie gras (80% des volumes écoulées sous promotion) et le saumon fumé (50% des volumes). « Le taux de promotion excessif maquillait la véritable beauté de la marque » poursuit-il, saluant la nouvelle donne qui va permettre de revenir aux fondamentaux. Et de voir qui est le meilleur d’un point de vue du produit et non uniquement du prix. « C’est à nous de trouver la solution pour ces produits promo-dépendants », estime Jacques Trottier. Pour LFF, cela passera par une prise en compte des évolutions qui sont à l’œuvre dans la société : la traçabilité, la naturalité et le flexitarisme. Des questions auxquelles LFF commence à répondre à travers ses marques.

Nielsen : des ventes de fin d'année meilleures que prévu

L’impact du mouvement des Gilets jaunes s'est fait sentir sur le chiffre d'affaires des grandes surfaces surtout les samedis, tandis que les lundis, veille de fêtes de fin d'année, ont été satisfaisants. Selon les données communiquées par Nielsen, le chiffre d'affaires (HMSM, proxi, drive) entre le 17 décembre et le 6 janvier était en progression de 2% pour l'alimentaire, comparé à la même période de l'année précédente (180 millions d'euros en plus). Pour les produits festifs, Nielsen constate des "fortunes diverses". Ainsi, "les foies gras du rayon traiteur réalisent une très bonne saison, quand le caviar et le saumon fumé par exemple, sont moins bien orientés." Sur la période festive (17/12 au 6/1), Nielsen atteste de ventes en valeur en hause de 12% par rapport à 2017 pour le foie gras frais (-1% pour le foie gras en rayon ambiant) et en recul de 4% pour le saumon fumé.