Une nouvelle enquête Eurobaromètre de l’UE sur les choix des consommateurs révèle que ceux-ci mangent du poisson et des fruits de mer assez régulièrement, qu’ils achètent leurs produits principalement dans les supermarchés et qu’ils vérifient d’abord leur apparence, puis leur prix et enfin leur origine. Les Européens font également confiance au contenu des étiquettes, surtout lorsque l’information fournie est requise par la loi.
Les enquêteurs ont d’abord demandé aux personnes sondées (voir encadré) à quelle fréquence elles mangeaient des produits de la pêche ou de l’aquaculture à la maison. Les réponses révèlent que plus de sept Européens sur dix (72 %) mangent des produits de la pêche ou de l’aquaculture à la maison au moins une fois par mois, environ deux consommateurs sur cinq (42 %) mangent ces produits à la maison au moins une fois par semaine. Selon une analyse par pays, dans 27 des 28 États membres, la majorité absolue des personnes interrogées mangent des produits de la pêche ou de l’aquaculture à leur domicile au moins une fois par mois. L’Espagne (92 %), la Suède (90 %) et le Danemark (86 %) sont les pays où la consommation de produits de la pêche et de l’aquaculture est la plus élevée.
Plus d’un tiers des fruits de mer consommés au restaurant
Les répondants ont également été interrogés sur la consommation de produits de la pêche ou de l’aquaculture dans les restaurants et autres points de restauration (cantines, bars, etc.). Plus du tiers (34 %) disent consommer dans les restaurants et autres établissements de restauration « au moins une fois par mois ». Un peu moins d’un tiers des répondants (31 %) « ne mangent jamais » de produits de la pêche ou de l’aquaculture dans les restaurants et autres points de restauration. Au niveau des pays, plus d’un tiers des répondants dans 13 des 28 États membres consomment des produits de la pêche et de l’aquaculture au moins une fois par mois dans les restaurants ou autres établissements de restauration. Le Luxembourg (52 %), la Suède (50 %), le Royaume-Uni et Malte (49 %) sont les pays ayant les proportions les plus élevées dans les restaurants ou les points de restauration au moins une fois par mois. On a également demandé aux Européens combien de fois ils achètent des produits de la pêche ou de l’aquaculture. Plus des deux tiers des citoyens de l’UE (67 %) disent acheter des produits de la pêche ou de l’aquaculture au moins une fois par mois, 37 % des répondants les achetant au moins une fois par semaine. Plus d’un répondant sur dix (17 %) affirme ne jamais acheter ces produits.
75 % des achats se font au supermarché
Selon les enquêteurs, près des trois quarts des consommateurs de l’UE (74 %) achètent leurs produits de la mer au supermarché/hypermarché. Deux sur cinq (40 %) achètent à la poissonnerie ou dans un magasin spécialisé, et un quart des consommateurs (25 %) achètent leurs produits sur le marché. Près de sept consommateurs sur dix (69 %) achètent souvent ou de temps en temps des produits congelés. Deux tiers des répondants (67 %) achètent des produits frais, y compris « souvent » ou « de temps à autre ». Les produits en conserve sont achetés par 61 % des répondants soit « souvent » soit « de temps en temps ». La moitié des répondants (50 %) disent acheter des produits qui sont fumés, salés, séchés ou en saumure « souvent » ou « de temps en temps ». Plus de la moitié des répondants (59 %) n’ont jamais ou rarement acheté des produits panés et des plats cuisinés à base de produits de la mer contre 31 % qui les ont achetés de temps en temps et 10 % des répondants qui les achètent souvent.
Plus de 66 % des consommateurs achèteraient du poisson si son prix venait à baisser
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Selon les résultats de l’enquête, plus des deux tiers des consommateurs de produits de la pêche et de l’aquaculture achèteraient ou mangeraient plus si leur prix n’était pas aussi élevé. La majorité absolue des répondants (51 %) disent qu’ils achèteraient ou mangeraient plus de produits si le choix et les points de vente étaient plus diversifiés. La majorité des personnes sondées aimeraient aussi essayer de nouveaux produits et d’autres espèces, ce qui démontre l’importance et le potentiel de l’approvisionnement diversifié.
Les raisons les plus courantes qui poussent à acheter des produits de la mer : « ils sont bons pour la santé » (74 %) et qu’ils ont « un bon goût » (58 %). Trois consommateurs sur dix disent acheter ou consommer des produits de la pêche et de l’aquaculture parce qu’ils contiennent peu de matières grasses (30 %) et moins d’un sur cinq affirme acheter ou consommer ces produits parce qu’ils sont « faciles à digérer » (19 %), « faciles à préparer » (17 %) et « rapide à préparer » (15 %). Quant à la grande majorité des Européens qui ne mangent jamais ces produits, ceux-ci disent ne pas aimer leur goût, leur odeur ou leur apparence (55 %).
Préférence aux produits nationaux
La majorité des consommateurs sondés (37 %) préfèrent les produits de leur propre pays, suivis des produits de leur région (29 %). Plus d’un répondant sur dix dit préférer les produits de l’UE (14 %), tandis que seulement 3 % disent qu’ils préfèrent les produits de l’extérieur de l’UE.
Enfin, les Européens qui achètent ou mangent des produits de la pêche et de l’aquaculture pensent que l’information la plus importante sur les étiquettes des produits frais, congelés, fumés et séchés est la date d’utilisation ou la date de péremption. L’information la plus importante, mentionnée par 94 % des répondants comme étant importante est : « à utiliser de préférence avant ». Plus de quatre répondants sur cinq pensent que le nom du produit et de l’espèce (88 %) et « si le produit a été auparavant congelé » (85 %) sont importants. Plus de sept sur dix pensent aussi que la distinction entre un produit sauvage ou un produit d’élevage (73 %) et la zone de production (72 %) sont importants sur les étiquettes. Enfin, l’origine du produit utilisé et l’espèce de poisson utilisée sont les deux caractéristiques les plus importantes que les consommateurs européens souhaitent être mentionnés sur les étiquettes des produits en conserve ou préparés.
Un budget de plus de 54 milliards d’euros par an
L’enquête « Eurobaromètre » sur les choix des consommateurs a été menée par le réseau TNS Opinion & Social dans les 28 États membres de l’UE entre le 4 juin et le 13 juin 2016. Au total, 27.818 citoyens européens de différentes catégories sociales et démographiques ont été interviewés face à face à domicile. L’UE est un marché majeur pour les produits de la pêche et de l’aquaculture et la consommation de poisson a tendance à augmenter : 42 % des Européens affirment manger du poisson ou des produits d’aquaculture au moins une fois par semaine à la maison. En 2015, les ménages européens ont dépensé 54 milliards d’euros pour ces produits. La consommation par habitant est également à la hausse et rattrape ses niveaux d’avant la crise économique (en 2008 : 26 kg par habitant et en 2015 : 25,5 kg par habitant).