Dans une lettre ouverte du 20 juillet, l’Association nationale des producteurs laitiers fermiers (ANPLF) cible la marque « J’achète Fermier » (anciennement « Né d’une seule ferme ») pour son utilisation de la mention « fermier » sur l’emballage de ses yaourts, transformés à la ferme par les éleveurs, mais commercialisés par le groupe Resan. Tout en dénonçant plus largement l’usage du terme « fermier » par des « agro-industriels ». « Pour nous, un produit laitier "fermier" désigne un produit fait à la ferme par un agriculteur qui maîtrise toute la chaîne de valeur, de la production du lait à la commercialisation du produit fini », argue-t-elle. Le fromage est le seul produit laitier bénéficiant d’un encadrement pour l’usage du terme « fermier ».
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Derrière cette polémique, l’ANPLF veut appuyer ses revendications dans le cadre d’un projet de décret sur les produits affinés hors de la ferme. « Nous voulons que le décret à paraître rajoute la vente, afin que les producteurs puissent maîtriser leurs prix », précise son président Frédéric Blanchard à nos confrères des Marchés. De son côté, le président de Resan André Bonnard assure que « [la] valeur est retransmise aux producteurs, comme en atteste notre certification Commerce équitable ». Il estime, en outre, que « vouloir inclure la vente va sélectionner le nombre de producteurs, et va à l’encontre du développement des produits fermiers ». « La traçabilité est totale, il y a même la tête des éleveurs sur les pots. Nous sommes totalement transparents avec le consommateur », défend-il. Enfin, il explique avoir consulté la DGCCRF avant de changer le nom de sa marque de « Né d’une seule ferme » à « J’achète Fermier » pour s’assurer de la conformité de leur utilisation du terme « fermier ».