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Protéines animales : levée de fonds record pour la deuxième usine du français Ÿnsect

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La start-up Ÿnsect a réuni 372 millions de dollars (M$), soit environ 316 M€, pour lancer son deuxième site de production de protéines et d’engrais issus d’insectes près d’Amiens (Somme), a-t-elle annoncé à la presse le 6 octobre. « On n’est pas très loin du record pour une start-up française » tous secteurs confondus, a salué le secrétaire d’État au Numérique Cédric O, présent à la conférence de presse. En bouclant ce tour de table initié en 2019, la start-up dispose en tout de 425 M$ de financements, et son business plan est « entièrement financé », se félicite Antoine Hubert, p.-d.g. et co-fondateur d'Ÿnsect. Outre les fondateurs et salariés, les principaux actionnaires sont désormais les fonds Astanor (Belgique), Upfront (USA) et la BPI. Un consortium bancaire regroupant la Caisse des dépôts, le Crédit agricole Brie Picardie et la Caisse d’épargne Hauts-de-France a également investi dans le capital d'Ÿnsect.

Prévue pour démarrer fin 2021, début 2022, l’usine d’Amiens sera « la plus grande ferme verticale du monde » (40 m de haut), ainsi que « la première à être " carbone négative " », affirme un communiqué. L’objectif d'Ÿnsect est d’y produire 100 000 tonnes au bout d’un an, dont deux tiers d’engrais issus des déjections des scarabées Tenebrio molitor. Le dernier tiers est constitué de protéines animales destinées aux marchés haut de gamme du pet food et de la pisciculture (saumons). Dans un second temps, Ÿnsect pourrait cibler l’élevage de monogastriques (poussins et porcelets), ce qui suppose que l’UE autorise l’apport d’insectes dans leur alimentation. Un sujet sur lequel Antoine Hubert « espère un vote dans les prochains mois ».

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Objectif : 100 000 t d’engrais et de protéines d’insectes par an