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Protéines laitières : vers une demande soutenue aux États-Unis et en Europe

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« Dans les cinq prochaines années, la demande en protéines va être de plus en plus soutenue, non seulement aux États-Unis, mais aussi en Europe », dans le contexte d’une production stable dans les grands bassins exportateurs et d’un prix du lait qui se maintient à son niveau actuel : tel est le constat dressé par Christophe Lafougère, p.-d.g. du cabinet de conseil Gira, à l’occasion de l’événement Marchés mondiaux lait et viande de l’Idele, le 11 juin à Paris.

Aux États-Unis, les personnes suivant les nouveaux traitements anti-obésité de type GLP-1 recherchent des produits laitiers à forte teneur en protéines pour compenser la perte de masse musculaire, ce qui soutient la demande en yaourts et plus largement le secteur de la nutrition spécialisée ; 14 millions de personnes utilisent l’un de ces médicaments à l’origine développés pour traiter le diabète de type 2. Les industriels ne s’y trompent pas et vivent aujourd’hui « un véritable boom du marché du yaourt », alors que celui-ci était en petite forme encore récemment. Danone a ainsi récemment étendu sa gamme de yaourts grecs hyper-protéinés Oikos avec des boissons, et Lactalis vient de racheter les activités de General Mill aux États-Unis, dont Yoplait qui développe dans ce pays des produits riches en protéines. En Europe, la demande est soutenue par le vieillissement de la population et demain peut-être par les traitements anti-obésité.

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La demande de fromage est orientée à la hausse, ce qui est une « bonne nouvelle » selon Christophe Lafougère, puisque la production de fromages permet d’obtenir du lactosérum et des protéines. C’est surtout le cas aux États-Unis (+ 260 000 tonnes entre 2024 et 2029) et en Europe (+ 641 000 tonnes en plus entre 2024 et 2029).

La production laitière est plutôt envisagée comme stagnante ou en faible croissance pour les grands marchés exportateurs (États-Unis, Europe et Nouvelle-Zélande), à cause des problèmes climatiques et de réglementations environnementales contraignantes, entraînant même des baisses de cheptel comme aux Pays-Bas.

Aux USA, besoin de protéines dans le cadre des traitements anti-obésité