Alors que les deux parties poursuivent les discussions techniques sur le protocole nord-irlandais, le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a déclaré le 14 novembre lors de la seconde réunion de l’Assemblée parlementaire de partenariat UE-Royaume-Uni, qu’« un accord sur les questions en suspens (relatives notamment aux procédures douanières et aux contrôles sanitaires, Ndlr) pourrait être conclu dans quelques semaines s’il existe une volonté politique à Londres ». Avant d’ajouter que « nos positions respectives ne sont pas des mondes à part. C’est vraiment le moment d’abandonner le recours à des mesures unilatérales, telles que le projet de loi sur le protocole relatif à l’Irlande du Nord, qui vise à supprimer les éléments essentiels du protocole ». Après l’approbation de la Chambre des communes, les Lords (chambre haute du Parlement britannique) doivent toujours se prononcer sur le projet de loi.
Concernant les contrôles sur les marchandises expédiées en Irlande du Nord depuis la Grande-Bretagne, le diplomate européen a indiqué qu’ils pourraient devenir « invisibles si le Royaume-Uni acceptait les propositions de l’UE » mises sur la table en octobre 2021. Et d’assurer que « dans le cadre de ce différend, l’UE ne cherche pas à remporter une victoire politique sur Londres ».
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De son côté, le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak, en poste depuis le 24 octobre, a souligné avant tout l’importance « de trouver des solutions aux problèmes que le protocole avait créés sur le terrain en Irlande du Nord ». Malgré l’intention de l’UE d’accélérer le processus de négociation, Londres a toutefois prévenu qu’« aucun calendrier précis n’a été défini à l’heure actuelle » sur ce dossier.