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Prune en quête de 350 000 € de financement

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Pour assurer son décollage, la start-up de plats cuisinés pour l’hôtellerie Prune veut compléter sa levée de fonds de 70 000 euros sur Miimosa, par un tour de table de 350 000 euros actuellement en cours. Prune vise 1,4 million d’euros de chiffre d’affaires fin 2020.

Proposer des plats bistronomiques en libre-service dans les hôtels dépourvus de cuisine : c’est le nouveau positionnement de la start-up Prune depuis septembre, après une première phase de test de quelques mois, non concluante, au cours de laquelle la société visait le grand public. « Il y a 18 000 hôtels en France dont 70% sont dépourvus de cuisine ou ne sont pas en mesure de proposer une offre de restauration continue », explique Charlotte Thienpont, cofondatrice de Prune aux côtés de Cyril Romanet, tous deux ingénieurs et ex-cadres de Servair. Pour répondre à cette demande des clients finaux, Prune a mis au point une offre de plats cuisinés traditionnels (entrées, plats et desserts) en bocaux en verre, cuisinés à basse température et se conservant au frais 30 jours grâce à une pasteurisation douce. La jeune marque propose à l’hôtelier une solution comprenant une vitrine où sont présentés les produits à réchauffer et un micro-ondes. Le client se sert, réchauffe et consomme sur place ou dans sa chambre.

En parallèle de ce marché hôtelier, les plats de Prune se destinent aussi à une autre cible : les événements d’entreprises, mais seulement à l’échelle de la région parisienne.

Production réalisée chez Alain Martin

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Prune n’a pas investi dans une usine mais s’appuie sur la conserverie Alain Martin, près de Bordeaux, où elle a détaché un salarié pour organiser la production. Prune s’occupe aussi de la sélection des matières premières mises en œuvre dans ses recettes.

Après une première opération de financement participatif bouclée récemment sur la plateforme Miimosa d’un montant de 70 000 euros, « Prune est en discussion actuellement avec des gestionnaires de fonds et des business angels afin de lever 350 000 euros », annonce Charlotte Thienpont. Ces nouvelles ressources permettront de recruter, d’investir dans le marketing et de constituer le besoin en fonds de roulement lié au règlement différé de 45 à 60 jours par les hôteliers.

Prune réalise actuellement un chiffre d’affaires de 12 000 à 15 000 euros par mois (correspondant à environ 2000 bocaux par mois), mais vise à fin 2020 un chiffre d’affaires annuel de 1,4 million d’euros. Pour cela, Prune compte accélérer le recrutement de nouveaux clients professionnels, augmenter la cadence de production et mettre en place des filières d’approvisionnement en matières premières locales issues du Sud-Ouest.