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PSN: la Confédération paysanne perçoit des ouvertures, l’Élysée dément

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Reçue par les conseillers agricoles de l’Élysée le 4 juin, la Confédération paysanne a indiqué avoir senti des possibilités d’évolution sur plusieurs aspects du du Plan stratégique national (PSN), la déclinaison française de la future Pac. « Ils se sont dits ouverts à étudier une augmentation du taux du paiement redistributif », observe Nicolas Girod, porte-parole du syndicat, rappelant que la Conf' défend l'option de 20 % du premier pilier réservés aux exploitations de moins de 52 ha, alors que le ministre de l’Agriculture a confirmé un taux stable de 10 %.

Autre sujet sur lequel l’Élysée serait plus ouvert que la Rue de Varenne, selon la Conf': le cumul de plusieurs voies d’accès à l’éco-régime. « Ils n’excluent pas la possibilité de créer une gradation plus importante des paiements, en cumulant les éco-régimes de certification avec une partie de l’éco-régime sur les infrastructures agroécologiques », confie Nicolas Girod. Selon le porte-parole syndical, l’Élysée ne trouverait pas les éco-régimes « suffisamment engageants » dans leur architecture actuelle.

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La présidence aurait en revanche opposé une fin de non-recevoir concernant l’aide forfaitaire aux très petites exploitations que la Confédération paysanne a une nouvelle fois défendue. L’Élysée aurait rappelé la création de l’aide couplée aux petits maraîchers. « Même si les niveaux de paiement sont incitatifs, ce n’est pas la même chose que d’envoyer une aide sur tous les petits agriculteurs », martèle Nicolas Girod.

Du côté de l’Élysée, on l’assure : personne au sein de la présidence n’envisagerait pour l’heure d’aller aussi loin que la Conf' le souhaiterait. Le PSN, rappelle-t-on, relève des compétences du ministre de l’Agriculture. Or, les positions de celui-ci demeurent pour l’heure très éloignées de celles défendues par le syndicat minoritaire.

« Ils se sont dits ouverts à étudier une augmentation du taux du paiement redistributif »