Les ambassadeurs des États membres de l’UE se sont mis d’accord le 9 novembre sur une position du Conseil concernant la révision des directives de l’UE sur la qualité de l’air ambiant. Les Vingt-sept ont convenu de valeurs limites annuelles à atteindre d’ici 2030 pour les particules (PM2,5, PM10), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde soufre (SO2) et l’ozone et à placer l’UE sur une trajectoire plus proche de sa vision d’un air zéro pollution d’ici 2050. Les limites convenues sont moins ambitieuses que celles fixées par l’OMS. Le texte laisse également une certaine flexibilité pour les États membres en leur permettant sous certaines conditions (caractéristiques de dispersion spécifiques à un site, conditions climatiques défavorables, contributions transfrontalières, part élevée de ménages à faible revenu) de reporter de 10 ans au maximum l’atteinte de ces objectifs. La Commission européenne est invitée à réexaminer ces normes d’ici 2030 afin d’évaluer si elles doivent être mises à jour et si davantage de polluants atmosphériques devraient être couverts ou s’il convient d’envisager un report supplémentaire des délais. Le Parlement européen a, lui, adopté en septembre sa position sur ce texte. Des négociations interinstitutionnelles devraient donc pouvoir rapidement débuter.
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