Créer une interprofession, se protéger de la concurrence étrangère par le biais d’une protection tarifaire ou non tarifaire, favoriser la protection de l’environnement ainsi que la sécurité sanitaire, se concentrer sur les produits à forte valeur ajoutée… : la filière avicole française doit se fixer un certain nombre de priorités pour freiner la chute de sa production. C’est le constat de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et l’Itavi (Institut technique de l’aviculture), qui viennent de réaliser une étude sur la filière avicole française. Leurs équipes ont imaginé quatre scénarios d’évolution de la volaille française et viennent d’en dévoiler les conclusions lors d’un colloque organisé à Tours le 20 octobre. Se pencher sur l’avenir de cette filière est aujourd’hui un exercice complexe et indispensable, car celle-ci traverse une situation très délicate : elle a vu sa production s’effondrer d’environ 20 % en dix ans, alors que, dans le même temps, la production mondiale progressait en moyenne de 3,8 % par an. Et les exportations françaises ont reculé de 37 % de 1998 à 2008. L’ensemble des scénarios imaginés par l’Inra et l’Itavi permettent de définir des axes de développement pour la filière. Mais quels que soient les efforts entrepris, la chute de la production française paraît difficile, voir impossible, à stopper.
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