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Quelques leçons pour l’avenir

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Les États membres avaient jusqu’au 25 février pour transmettre à la Commission européenne leurs idées pour limiter l’impact de la crise de l’élevage. Bruxelles a déjà débloqué un paquet de mesures doté d’un budget de 500 millions € qui n’a eu que très peu d’effets à ce jour : les prix du lait et du porc continuent de chuter malgré les programmes de stockage et la production ne cesse de progresser. Aucun des nouveaux dispositifs envisagés – dans un contexte budgétaire très contraint et un marché européen ouvert à la mondialisation – ne semble capable de réellement améliorer le revenu des exploitants, que ce soit la mise en œuvre d’un système d’assurance crédit pour les exportations, le relèvement des plafonds d’aides d’État autorisées ou le refinancement de dettes pour les jeunes agriculteurs. Dans ce contexte, les réflexions sur la future Pac d’après 2020 s’engagent déjà au Parlement européen qui prépare un rapport, et au Conseil des Vingt-huit dont ce sera le thème de la réunion informelle du mois de juin. Faut-il, comme l’ont un temps fait les Américains, et comme le réclament certains, ne plus payer les agriculteurs qu’en période de baisse des cours ? Non, répond la Commission européenne qui estime que d’une part les aides doivent être découplées des productions et d’autre part que les soutiens directs au revenu ont prouvé qu’ils étaient l’un des meilleurs moyens de faire face à la volatilité des marchés agricoles. Les assurances (sur les revenus voire sur les marges) pourraient constituer un bon complément au dispositif européen. Mais, pour l’instant, Bruxelles ne peut que faire le constat de l’échec du programme assurantiel mis en place dans le cadre du développement rural de la nouvelle Pac qui n’a convaincu ni les États membres ni les agriculteurs.

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