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Ralentissement des échanges agroalimentaires de l’UE au mois de février

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En février, soit le premier mois de propagation mondiale de l’épidémie de Covid-19, la Commission européenne a constaté une perte de dynamisme du commerce agroalimentaire de l’UE, qui s’explique principalement par une chute des exportations à destination du Royaume-Uni (-365 Mio €) et des États-Unis (-66 Mio €). Toutefois, les exportations vers la Chine poursuivaient leur tendance lourde à la hausse.

Bien que le Covid-19 ne soit pas encore la cause du ralentissement des échanges agroalimentaires de l’UE au mois de février, il n’en reste pas moins que la tendance observée par la Commission européenne dans son rapport mensuel sur le commerce agroalimentaire de l’UE publié le 4 juin, est déjà orientée à la baisse pour certains pays. C’est surtout le cas à destination du Royaume-Uni où les exportations de l’UE ont fortement chuté par rapport au mois de février 2019, pour atteindre 364 Mio € soit -10 %. Selon Bruxelles, cette baisse pourrait être à la fois liée à des exportations plus élevées que d’habitude au cours des premiers mois de 2019, ainsi qu’à un ralentissement de l’économie britannique et du climat des affaires. Les négociations avec le Royaume-Uni pour tisser une nouvelle relation commerciale et économique venant juste de commencer. Les principaux produits agroalimentaires qui ont le plus diminué comprennent les cigares et les cigarettes (-61 %), le vin et le vermouth, les préparations de fruits et légumes, le fromage, les spiritueux et les liqueurs. Les importations n’ont pas fait exception (-113 Mio €, -8 % par rapport à février 2019) avec une diminution plus marquée pour les spiritueux et les liqueurs, le chocolat ainsi que la confiserie et les céréales secondaires. Les échanges agroalimentaires transatlantiques ont également été freinés (-66 % Mio €, soit -4 % par rapport à février 2019), en raison notamment d’une baisse des exportations de vin (-21 %), de fromage et d’huile d’olive. Produits qui, depuis le 18 octobre 2019, subissent des droits de douane punitifs de 25 % imposés par Washington, dans le cadre de l’affaire Airbus-Boeing. Par ailleurs, l’UE a également diminué ses importations en provenance des États-Unis (-55 Mio €, -5 % par rapport à février 2019), surtout concernant le soja et les tourteaux.

Pékin continue de tirer les exportations européennes

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Toutefois, en glissement annuel, les exportations agroalimentaires de l’UE ont enregistré une nette augmentation à destination de la Chine, pour atteindre 291 Mio €, soit +35 %. La Commission européenne indique que « les conséquences de la peste porcine africaine en Chine sont toujours présentes, puisque les exportations de l’UE 27 ont été particulièrement élevées pour la viande de porc (+260 % par rapport à février 2019) ». D’autres produits ont également été exportés en grande quantité tels que les aliments pour nourrissons, la viande d’abats, le blé et les céréales secondaires.