Négoce > Guillaume Ryckwaert, propriétaire et dirigeant de la société Raphaël Michel, qui se revendique comme le plus gros vraqueur en vin de la vallée du Rhône, a été mis en examen pour tromperie et escroquerie.
Raphaël Michel, l’entreprise de négoce de la vallée du Rhône qui se revendique comme le « leader des négociants assembleurs en France » et « premier vraqueur de France » vient de voir son dirigeant, Guillaume Ryckwaert, mis en examen juin pour tromperie et escroquerie. Ce dernier se trouve sous contrôle judiciaire avec interdiction de gérer son entreprise et d’entrer en contact avec ses collaborateurs. Il a été remis en liberté contre une caution d’un million d’euros. L’enquête du Service national de douane judiciaire (SNDJ) de Marseille, diligentée par le procureur de Carpentras, fait apparaître des manœuvres frauduleuses sur plusieurs centaines de milliers d’hectolitres de vins sans indication géographique commercialisés, ensuite, en appellation contrôlée. L’essentiel des ventes alimentait d’autres négociants, fournisseurs de la grande distribution, avec des prix qui tiraient les cours à la baisse. Raphaël Michel s’approvisionne auprès de 15 coopératives partenaires et des centaines de vignerons.
Pour assurer le fonctionnement de l’entreprise, le juge d’instruction a permis aux actionnaires de nommer un dirigeant, Alexandre Desroches, qui fut pendant 8 ans, directeur général délégué de Delta Plus à Apt (84), un des leaders de l’équipement de sécurité de la personne. Le négociant peut fonctionner. Aucun scellé n’a été apposé sur les cuves. Les infractions portent sur les volumes des trois exercices précédents.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Cette entreprise centenaire qui affichait 7 M€ de chiffre d’affaires lors de son rachat en 2002 par Guillaume Ryckwaert, revendiquait 80 milions de ventes en 2016, en croissance de 20 % à 30 % par an. Pour assurer ses projets de développement, le nouveau propriétaire avait annoncé en 2013, une levée de fonds de 50 M€ sur trois ans. "Le premier tour de table des 18 premiers mois vient de s’achever : parallèlement à l’augmentation de capital de 6 M€ souscrite par MBO Partenaires, un pool de banques (CIC, BNP Paribas, Société Générale, Arkéa BEI et Bank of China) met en place des lignes de financement bancaire structuré pour 18 M€ auxquelles s’ajoutera une ligne de 3 M€ apportée par Oséo dans le cadre d’un Contrat de Développement Participatif", indiquait ainsi le communiqué publié à l'époque. Sollicité, MBO Partenaires n'a pas répondu à nos appels. La société, bien que cotée sur Euronext Paris, ne publiait plus ses comptes annuels ces dernières années, ni ne convoquait ses actionnaires en assemblée, sans que personne visiblement ne s'en soucie.