Depuis les rappels de lots de lait infantile lancés depuis la mi-décembre à cause de la présence potentielle de céréulide, de nouveaux développements se succèdent chaque jour ou presque. Le 11 février, on apprenait ainsi que les autorités sanitaires françaises avaient connaissance désormais de trois décès de bébés ayant consommé du lait infantile concerné par des retraits-rappels. « À ce jour, aucun caractère d’imputabilité n’a été établi scientifiquement », rappelle le ministère de la Santé. « Des enquêtes judiciaires sont en cours pour ces signalements. » Par ailleurs, 14 hospitalisations ont été recensées chez des nourrissons ayant certainement ou peut-être consommé des laits concernés. Le chiffre était jusqu'alors de 11, là encore aucun lien n'étant encore avéré. L'ONG Foodwatch et plusieurs familles ont, par ailleurs, intenté une action en justice contre l'Etat et les fabricants, accusés d'avoir trop tardé à mener les rappels et informer le public sur le sujet.
Danone est le dernier fabricant à avoir annoncé un nouveau rappel le 5 février. Il s’agit d’un élargissement de ses rappels dans plusieurs pays européens. Plusieurs centaines de lots sont concernés, dont plus de 120 en Autriche et Allemagne (Aptamil et Milumil), et quasiment autant (119) en France où 19 références de laits Gallia et Blédilait sont citées par le site officiel Rappel Conso. Ces rappels font suite à la mise à jour par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de ses recommandations concernant le seuil toléré de céréulide. Danone a procédé à plusieurs rappels successifs depuis la mi-janvier. Les grands industriels fabricants des laits infantiles ont également rappelé des lots pouvant contenir la toxine.
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CB