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Réactions mitigées des ONG de bien-être animal à la stratégie « de la ferme à la table »

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Réagissant à la présentation, le 20 mai, de la stratégie « de la ferme à la table », l’ONG Welfarm « salue l’engagement de la Commission européenne », qui « laisse entrevoir la prochaine adoption de nouvelles normes favorables au bien-être animal ». Bruxelles s’est notamment engagée à réviser les normes de transport et d’abattage.

La révision annoncée concernera les espèces déjà couvertes par des réglementations spécifiques (porcs, veaux, poulets de chair et poules pondeuses), Mais Welfarm espère aussi que des « normes spécifiques » verront le jour pour les autres espèces (bovins, caprins, etc.), voire « une révision de la directive générale sur les conditions d’élevage », peut-on lire sur son site internet.

L’association insiste néanmoins sur la nécessité des « moyens financiers pour soutenir les producteurs dans la transition », ainsi que sur le « rôle majeur » que jouera la Pac dans ce domaine. Un « grave manque de cohérence » entre la Pac et la stratégie présentée par Bruxelles, c’est justement ce que dénonce le CIWF dans un communiqué le 20 mai. Or, « le bien-être animal brille par son absence » dans la proposition de réforme de la Pac. La stratégie de Bruxelles « ne fait plus le lien » avec la Pac, « alors qu’une première version du texte y faisait directement référence ». Ce qui fait dire à l’ONG que les propositions finales ont été « affaiblies par rapport à des versions précédentes, par des coupes de dernière minute inquiétantes ».

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« Des versions précédentes de la stratégie proposaient de mettre fin aux mesures de promotion pour la viande », révèle de son côté le collectif Eurogroup for animals, qui regroupe 70 ONG européennes. Cette proposition est finalement devenue une « revue du programme de promotion de l’UE pour les produits agricoles et agroalimentaires, en vue d’améliorer sa contribution à une production et à une consommation responsable ». Une formule « faible » dénoncée par le collectif.

Pour le CIWF, les propositions finales ont été « affaiblies par rapport à des versions précédentes »