La chaîne de restauration à thème Léon de Bruxelles affiche pour 2005 un bénéfice net en hausse de 31,5% par rapport à 2004, à 2,73 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 60,5 millions (+8,3%). Redressé – ses pertes atteignaient 2,3 millions en 2002 –, le groupe spécialisé dans les moules comptera 46 implantations fin 2006, notamment grâce à la reprise de la chaîne Bodegon Colonial. Forte d’une fréquentation en hausse de près de 2%, Léon de Bruxelles va notamment axer son développement sur la province, et vise à terme la centaine d’établissements.
Léon est une maison qui est tenue ». Jean-Louis Detry, président du conseil de surveillance de Léon de Bruxelles, a de quoi être satisfait. En un peu plus de trois ans, la chaîne de restauration à thème dont il est l’actionnaire de référence a surmonté ses difficultés. En 2002, Léon de Bruxelles affichait une perte de 2,3 millions d’euros après 2,6 millions en 2001. Depuis, Michel Morin a pris les commandes en tant que président du directoire, et le groupe réalise désormais des résultats satisfaisants qui lui permettent de développer ses implantations : en 2005, le bénéfice net est en hausse de 31,5 % par rapport à 2004, à 2,73 millions d’euros et le chiffre d’affaires croît de 8,3 %, atteignant 60,5 millions.
Fréquentation en hausse
« A périmètre constant, notre activité a crû l’an passé de 5 %, alors que le marché progressait de 2 %, indique Michel Morin. Cette croissance de nos facturations est notamment due à une hausse du taux de fréquentation (de l’ordre de 2 %), surtout en province». Le nombre d’établissements s’élève aujourd’hui à 38 (12 à Paris, 17 en Ile-de-France, 9 en province) et devrait atteindre 46 (dont deux franchisés) fin 2006. Soit une hausse de 30 % par rapport à 20021. « Initialement, nous avions prévu un plan de développement raisonnable qui se situe entre 3 et 5 restaurants par an, explique Jean-Louis Detry. Mais il faut savoir saisir les opportunités : Bodegon Colonial, en liquidation judiciaire, nous a été cédée pour 1,6 million d’euros ». Les six restaurants de cette chaîne situés en périphérie de villes (Angers, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Reims, Saint-Etienne, et Sevran en Seine-et-Marne), seront transformés à l’enseigne Léon de Bruxelles d’ici la fin de l’année – à l’exception de celui de Clermont-Ferrand, qui sera cédé – et vont permettre au groupe de se développer en province. « C’est un programme plus rapide que celui prévu à l’origine mais compte tenu des modalités financières d’acquisitions, c’est tout à fait sain et raisonnable, précise le dirigeant. Nous ne referons pas les erreurs du passé ». Au 31 décembre 2005, l’endettement financier net du groupe s’établissait à 17,7 millions d’euros, incluant 6,2 millions de crédit bail, tandis que le montant des fonds propres s’élevait à 19,9 millions.
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« La centaine d’implantations à portée »
Léon de Bruxelles entend notamment développer les bâtiments en solo. « Nous pouvons très bien implanter un toit vert à côté de chaque toit rouge (de la chaîne Buffalo Grill), note Michel Morin, car notre offre est complémentaire». 2 à 3 nouvelles ouvertures sont envisagées pour 2007, et 3 à 5 pour 2008. « Via un développement en province, la centaine d’implantations est à portée. Léon de Bruxelles réunit tous les paramètres pour couvrir l’ensemble du territoire français», s’enthousiasme Jean-Louis Detry. Pour 2006, Léon de Bruxelles « anticipe une croissance soutenue de son activité et une consolidation de ses résultats, ajoute Michel Morin. Nous tablons sur une croissance à deux chiffres, et devons encore améliorer nos marges ».