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Volailles  Réduction de la production et des débouchés à l'exportation

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L’année 2003 est marquée dans le secteur de la volaille par une décroissance de la production après une année 2002 qui avait déjà connu un net tassement, indique . Toutes les espèces de volailles sont touchées par cette érosion. Parallèlement, la France qui est le deuxième exportateur de viandes de volailles à destination de l’Union européenne après les Pays-Bas voit ses débouchés se réduire dans l’UE et dans les pays tiers.

Au cours du premier semestre 2003 toutes les productions de volailles sont orientées à la baisse :-8 % pour la dinde, - 7 % pour le canard, - 4 % pour la pintade et - 2 % pour le poulet. Ainsi le tonnage de viande de volaille produit diminue de 4,5 % par rapport à la même période de 2002. Le troisième trimestre 2003 devrait suivre la même tendance étant donné que les tonnages abattus en juillet et août sont inférieurs à ceux du même mois de 2002. Pour le quatrième trimestre, les mises en place réalisées de juin à août sont en augmentation de 2 % pour les poulets de chair et de 7 % pour les dindonneaux. Par contre les mises en place des autres espèces sont en baisse. De ce fait, l’évolution de la production au quatrième trimestre tendrait vers une augmentation de la production de dindes et une stabilisation de celle de poulet, les autres espèces continuant à être orientées à la baisse.

La consommation marque le pas

La baisse de la production enregistrée au premier semestre 2003 répond à celle de la consommation et des exportations. Le bilan de la consommation pour l’ensemble des volailles diminue de près de 3 % par rapport à la même période de l’année précédente. La canard connaît la plus forte baisse (-7 %). La baisse est plus modérée pour la pintade (-5 %), la dinde (-3%) et le poulet (-2%). De janvier à août, les prix moyens à la production, évalués par l’Insee et le Scees, ont toujours été orientés à la baisse. Ces prix fixés par contrat sont mis à jour annuellement et ne suivent pas les aléas du marché. Pour la production de viande de dinde, ils sont de 6 % en dessous de leur niveau par rapport à la même période de 2002 et inférieurs de 1 % sous la moyenne des 5 dernières années. Pour le poulet, les prix à la production se situent à 4 % en dessous de ceux des huit premiers mois de 2002 et 2,5 % en dessous de la moyenne des 5 années.

Réduction des exportations sur pays tiers

Par ailleurs, la France qui est le deuxième exportateur de viandes de volaille à destination de l’Union européenne après les Pays-Bas voit ses débouchés se réduire dans l’UE et dans les pays tiers. La concurrence du Brésil et de la Thaïlande a fait diminuer les exportations mondiales (UE + pays tiers) françaises de viande de volaille de 23 % au premier semestre 2003 par rapport au premier semestre 1998 et de 6 % en quantité par rapport au premier semestre 2002. Sur les neuf premiers mois de 2003, les chiffres du commerce extérieur indiquent un repli de 5,6 % des exportations en volume.

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Au niveau des pays tiers, les exportations françaises de viandes de volailles sont passées de 440 000 tonnes en 1998 à 396 000 tonnes en 2002, qui marque une pause dans la tendance baissière. Au premier semestre 2003, nos exportations vers les pays tiers se replient de 11 % par rapport au premier semestre 2002, retrouvant ainsi leur bas niveau du 1 er semestre 2001. La Russie et les Emirats Arabes Unis enregistrent une baisse des exportations françaises. A l’opposé, les exportations vers l’Arabie saoudite, principal débouché français hors UE, en diminution de 17 % au second semestre 2002, augmentent de 2 % au premier semestre 2003.

Les exportations françaises vers l’UE connaissent une stabilité au premier semestre 2003 grâce à une hausse de nos exportations vers l’Espagne et la Belgique. Cependant le Brésil concurrence directement la France sur les marchés allemand et anglais, en baisse respectivement de 4 et 17 %. La marché européen reste très ouvert aux importations.