À l’occasion de l’assemblée générale d’Excellence Végétal, le 27 mars, Florent Moreau, président de Valhor (interprofession), a évoqué l’idée d’une cotisation volontaire (CV) pour soutenir le label Fleurs de France. « C’est une des pistes de réflexions évoquées pour promouvoir ce label et la production française », a-t-il confirmé à Agra Presse. « Je porte un intérêt appuyé à cette question. Toutefois, la mise en œuvre n’est pas encore précisée ni actée. » Et d’expliquer le choix d’une CV : « Réglementairement, à date, une cotisation volontaire obligatoire (CVO) ne nous permettrait pas d’utiliser les fonds collectés pour promouvoir une production française », précise-t-il. Le renforcement de l’usage et de la visibilité du label Fleurs de France est inscrit dans le plan de souveraineté de la filière, remis à Annie Genevard le 12 février. Excellence Végétal instruit la feuille de route 2025-2029, qui vise à rendre plus accessible le label ; une responsable du dossier devrait arriver le 1er avril.
Durant l’assemblée générale, Valhor a présenté la synthèse de plusieurs études concernant la vision des professionnels sur ce label. Côté production, Fleurs de France est perçu comme « peu reconnu » par les acheteurs. Pour l'interprofession, l’effet levier se situerait plutôt auprès des clients finaux, qu’il faudrait informer et sensibiliser. Les grossistes soulignent que « la complexité de la filière française a conduit à un recul progressif de l’usage du logo au profit de mentions génériques comme “Fleurs françaises”, surtout chez les petits producteurs ». Son de cloche similaire chez les fleuristes qui préfèrent des étiquetages du type « Origine France » et précisent que « la priorité est donnée au prix et à l’aspect visuel ».
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PG