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Règlement pesticides : la Commission européenne abandonne son texte malmené

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Malgré la tentative de la présidence belge du Conseil pour sauver le texte suite à son rejet par le Parlement européen, la présidente de la Commission européenne a annoncé le 6 février son intention de retirer sa proposition de règlement sur l’utilisation durable des pesticides qui prévoyait, notamment, une baisse de 50 % de leur usage à l’horizon 2030. Bruxelles assure toutefois qu’un nouveau texte sera mis sur la table à l’issue de l’exercice de dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture qui vient d’être lancé.

Malgré la tentative de la présidence belge du Conseil pour sauver le texte suite à son rejet par le Parlement européen, la présidente de la Commission européenne a annoncé le 6 février son intention de retirer sa proposition de règlement sur l’utilisation durable des pesticides qui prévoyait, notamment, une baisse de 50 % de leur usage à l’horizon 2030. Bruxelles assure toutefois qu’un nouveau texte sera mis sur la table à l’issue de l’exercice de dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture qui vient d’être lancé.

Lire aussi : Pesticides : la Belgique tente de sauver une partie du règlement

Malgré la tentative de la présidence belge du Conseil pour sauver le texte suite à son rejet par le Parlement européen, la présidente de la Commission européenne a annoncé le 6 février son intention de retirer sa proposition de règlement sur l’utilisation durable des pesticides qui prévoyait, notamment, une baisse de 50 % de leur usage à l’horizon 2030. Bruxelles assure toutefois qu’un nouveau texte sera mis sur la table à l’issue de l’exercice de dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture qui vient d’être lancé.

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Les eurodéputés PPE Alexander Bernhuber et Franc Bogovič (rapporteurs de leur groupe sur le règlement Pesticides) ont salué l’annonce, bien que « tardive », d’Ursula von der Leyen, considérant le texte proposé comme « tout simplement pas adaptée à son objectif » et ne tenant « pas compte des efforts passés des agriculteurs européens ». « La pugnacité du Copa-Cogeca a porté ses fruits !! », s’est réjouie la présidente des organisations et coopératives agricoles de l’UE, Christiane Lambert, qui dénonce depuis des mois un projet « mal calibré, irréaliste et non financé ».

Opération de sauvetage avortée

Pour le président de la commission de l'Environnement du Parlement européen, le Français Pascal Canfin (centriste), cet abandon est une « erreur » car « nous étions sur le point de retravailler ce texte en profondeur pour uniquement conserver les parties relatives aux alternatives aux pesticides chimiques en accélérant drastiquement les autorisations pour les produits de biocontrôle, et pour permettre l’utilisation raisonnée d’outils d’agriculture de précision ». Théoriquement, les ministres de l’Agriculture pouvaient en effet continuer à discuter du texte, mais en pratique les négociations entre les Vingt-sept étaient enlisées. La Présidence belge du Conseil de l’UE tentait d'ailleurs depuis début janvier de sauver le fréglement. Elle en avait proposé une version allégée de la proposition supprimant les dispositions visant à fixer des objectifs chiffrés de réduction des pesticides ainsi que celles limitant leur utilisation dans les zones dites sensibles et se concentrant sur le déploiement de la lutte intégrée et des molécules de biocontrôle. En vain.