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Récolte de protéagineux Rendements limités mais prix bien orientés

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La récolte de protéagineux 2004 ne va pas battre des records. Les rendements restent inférieurs à la moyenne sur dix ans, en raison, notamment, d’un manque d’eau au printemps. Le marché, quant à lui, est bien orienté en alimentation animale. A l’export vers les pays tiers, seule la féverole risque de trouver un débouché conséquent.

Selon l’Unip, interprofession des protéagineux, et Arvalis, institut du végétal, le rendement moyen de la récolte 2004 en pois protéagineux s’établit à 47 q/ha, en légère hausse par rapport à 2003 (46 q/ha). Mais il reste inférieur à la moyenne sur 10 ans (50 q/ha). L’Unip souligne l’extrême variabilité des rendements selon les parcelles dans une même région (de 30 à 70 q/ha). Les surfaces sont légèrement en hausse, à 365 700 ha (+ 1 %). Cette année, les éléments qui ont perturbé la culture du pois sont le stress hydrique du printemps, les coups de chaleurs de juin et les très fortes attaques de pucerons. Cependant, sans que les techniciens puissent expliquer pourquoi, la féverole n’a subi aucune attaque de pucerons.

Prix d’acompte à 112 euros/tonne

Concernant la féverole, la moyenne nationale se situe entre 40 et 45 q/ha (contre 36 q/ha en 2003). Il est encore tôt pour préciser davantage. Les surfaces sont elles aussi en hausse, avec 87 400 ha (+ 8 %).

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La qualité des graines est plutôt bonne, ce qui est de bon augure pour la commercialisation 2004/2005. Les prix du pois et de la féverole de ce début de campagne sont entraînés à la baisse par ceux des céréales et du tourteau de soja. Mais ils restent corrects. Selon une enquête de l’Unip, les prix d’acompte payés aux producteurs pour les deux productions se situent à 112 euros/t. L’écart de prix avec le blé reste donc favorable (plus de 20 euros/t). Quant aux débouchés à l’export pour l’alimentation humaine, ils sont très importants pour la féverole (vers l’Egypte), mais relativement limités pour le pois jaune en raison d’une fort concurrence du Canada, du fait de la parité euro/dollar.