La direction du groupe Doux (Châteaulin, Finistère), leader européen de la volaille, a annoncé aux représentants des salariés, jeudi 22 juillet lors d’un comité central d’entreprise, un plan de réorganisation industrielle.
Selon la déléguée syndicale CGT de Châteaulin, Danièle Kerdoncuff, ce sont 304 emplois qui sont menacés sur la totalité des 18 sites industriels du volailler en France (environ 6 000 salariés), « autant en production que dans l’administratif », a-t-elle souligné.
L’usine de Malansac (Morbihan), spécialisée dans l’abattage et la découpe de poulets, devrait fermer dès octobre prochain. Des mesures de reclassement seront proposées à une partie ou à la totalité des 78 salariés. L’abattage devrait être sous-traité et la découpe transférée dans une unité de découpe du groupe.
Autre décision industrielle importante, toujours selon Danièle Kerdoncuff, l’unité de Chantonnay (Vendée) qui travaille exclusivement dans le poulet export, passerait d’un rythme de 2/8 à 1/8.
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Déjà un plan en 2003
Le groupe Doux a déjà réorganisé son outil industriel, il y a moins d’un an. Au second semestre de 2003, 334 postes avaient été invités à la mobilité entre les sites et certains supprimés. Ce nouveau plan n’est qu’une prévision, « mais Doux applique toujours ce qu’il annonce », a tenu à souligner Danièle Kerdoncuff.
Le groupe industriel se situe au quatrième rang mondial des opérateurs volaillers et pèse 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires avec 15 000 salariés, selon les informations qu’il donne sur son site internet. Le groupe possède 25 abattoirs en Europe et 5 au Brésil où il s’est implanté à la fin des années 1990.